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Accueil – Église catholique à Montréal >
Publications >
Livres : Nouvelles parutions

Dans cette section, vous trouverez la présentation de nouvelles parutions livresques portant sur les sujets proches de l’Église : la prière, la réflexion, la théologie, la Parole de Dieu, les temps liturgiques et tout autre propos utile à la réflexion personnelle et à la vie de foi chrétienne.

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Prières pendant la maladie

Titre : Prières pendant la maladieAuteur : Abbé Yves GuillemetteÉditions : Novalis
L’auteur nous présente une cinquantaine de psaumes pour accompagner les personnes malades, retenues à la maison, en CHSLD ou à l’hôpital. Pouvant servir autant pour la réflexion personnelle, l’animation de célébration ou les rencontres d’accompagnement des souffrants, ces textes simples et faciles d’accès ouvrent cette période difficile à l’espérance. 
La collection Paroles pour prier propose des textes pour inspirer, stimuler et nourrir la vie et la prière.

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Je veux voir Dieu

Titre : Je veux voir DieuAuteur : Marie-Eugène
de l’Enfant-Jésus
Éditions : Éditions du Carmel

L’une
des figures marquantes de la spiritualité carmélitaine du 20e siècle est le
père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, fondateur de l’Institut Notre-Dame de Vie,
qui célèbre cette année ses 50 ans de présence au Canada*. Son oeuvre majeur, Je veux voir Dieu, est réédité ces
jours-ci par les Éditions du Carmel. C’est la 9e édition d’un livre dont le
succès d’édition est déjà établi : il a été vendu à plus de 60 000
exemplaires, en plus d’avoir été traduit en anglais, en espagnol, en allemand,
en italien en portugais, et même en chinois.
Ceux qui connaissent bien l’ouvrage
voudront peut-être se procurer cette nouvelle édition. En effet, une
introduction générale a été ajoutée. Elle traite des aspects historiques,
théologiques, spirituels et pastoraux de l’ouvrage, indiquent les responsables des
Éditions du Carmel dans un communiqué. De plus, la lecture est facilitée par
une mise en page plus aérée que les éditions précédentes. Enfin, indiquent
toujours les éditeurs, le lecteur « simple chrétien ou spécialiste »
trouvera les « renseignements nécessaires à sa recherche, renseignements
jusqu’ici inaccessibles. »
 
Je veux voir Dieu est une somme de la
quarantaine de cours d’oraison que le père donnera au Cours Notre-Dame de
France à Marseille. C’est un orateur très apprécié et qui, jusqu’à la fin de sa
vie, parcourra les Carmels de France afin de prêcher. « Il parle sans
effets oratoires, mais avec une grande force de conviction. Qu’il s’adresse à
des universitaires, à des séminaristes, des pasteurs d’âmes ou des laïcs
enfouis dans la masse, son enseignement est le même : contempler Dieu tout
en restant dans l’action, transmettre au monde moderne la grâce du Carmel,
vivre sous l’emprise de Dieu et se donner, collaborer à l’oeuvre du Saint-Esprit
qu’il considère comme un « Ami « . »
Cette nouvelle édition, « fruit de
trois ans de travaux », est d’une très grande qualité, afin de permettre
aux lectrices et aux lecteurs de méditer longuement avec le livre; couverture
souple; deux signets intégrés; réalisation solide. De plus, on y trouve un Tableau qui aide à mieux saisir la
démarche, en un coup d’oeil, du père de l’Enfant-Jésus.
« Trois buts principaux semblent avoir
été poursuivis par Marie-Eugène en écrivant Je
veux voir Dieu », peut-on lire dans l’introduction de cette nouvelle
édition. Ils sont d’« apporter un éclairage sur quelques aspects de l’oeuvre
de l’Esprit Saint; proposer une théologie  » pratique « ; baliser un itinéraire
de communion avec Dieu, celui de la grâce, ordonné à une participation à la
mission de l’Église. »
Quelques
notes biographiquesNé Henri Grialou, le père Marie-Eugène
découvre les écrits Thérèse de Lisieux lors de ses études au petit séminaire de
Grave, près de Villefranche-de-Rouergue (Aveyron), situé dans le sud de la
France (sa région natale). « C’est une révélation », indiquent ses
biographes. Il est tellement touché par la spiritualité du Carmel qu’il décide,
après avoir été enrôlé pour la Première Guerre mondiale, de rentrer dans
l’ordre en 1920.
Mais, cette décision est bien loin du long
fleuve tranquille.
Non seulement son directeur au séminaire
veut le garder comme prêtre diocésain, mais sa mère est elle-même déçu par
cette décision, elle qui rêvait de « vivre dans un presbytère aveyronnais
avec son « Ricou ». » Devant l’opposition générale, le jeune homme choisit
d’approfondir la spiritualité du Carmel, tout en « optant pour le prêtre à
fond », selon sa propre expression. Mais, ce ne sera qu’une question de
temps avant qu’il n’entre, en mars 1922, chez les Carmes d’Avon (France).
Selon ses biographes, deux axes marquent la
vie du jeune carme : « emprise de Dieu et don de soi ». Ce que
confirment plus tard les soeurs de la désormais célèbre docteure de l’Église,
Thérèse de l’Enfant-Jésus. « Soeur Geneviève (Céline) rendra hommage au
Père Marie-Eugène en affirmant qu’il est l’un des meilleurs interprètes de la
pensée de leur petite soeur », indiquent ses biographes. « Mère Agnès
(Pauline), au soir de sa vie, ira jusqu’à dire :  » Je n’ai jamais vu une
âme qui ressemble autant à ma petite soeur que le Père Marie-Eugène. » »
Il meurt le lundi de Pâques 1967, un 27
mars, « quelques heures après avoir murmuré :  » Pour moi, je m’en vais vers
l’étreinte de l’Esprit Saint. » » Sa cause de beatification est introduite le 7
avril 1985, à Pâques, et le décret d’héroïcité de ses vertus, signé le 19
décembre 2011.
Liens
d’intérêts: *Célébration du 50e anniversaire de
Notre-Dame de Vie au Canada, à MontréalSite web pour se procurer le livre

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Jean-Paul II, le saint de la nouvelle évangélisation

Titre : Jean-Paul II, le saint de la nouvelle évangélisationAuteur : Jean-Marc BarreauÉditions : Salvator
Quelle est donc la nouvelle évangélisation promue avec ardeur par le pape Jean-Paul II ? Ce livre répond avec maestria à cette question. Il montre que Karol Wojtyla fut un génial interprète des intuitions prophétiques du pape Paul VI et du concile Vatican II. 
L’auteur explique aussi comment Jean-Paul II est devenu le Saint de la nouvelle évangélisation en vivant personnellement ses exigences. Le livre s’achève par une analyse éclairante de la vision du pape François sur l’évangélisation.
La lecture de cet ouvrage, clair, synthétique et vibrant est indispensable pour mieux comprendre la pertinence de la vision pastorale du désormais saint Jean-Paul II pour le XXIe siècle.
Jean-Marc Barreau est prêtre originaire du diocèse de Poitiers. Il enseigne la théologie à l’Institut pastoral universitaire des Dominicains de Montréal où il vit. Docteur en théologie systématique depuis 2012, il est l’auteur d’une thèse sur « Le contenu théologique de l’expression « nouvelle évangélisation » à la lumière de la théologie personnelle de Jean-Paul II ».
Il assume également un ministère pastoral auprès de personnes en fin de vie dans un centre hospitalier spécialisé en soins palliatifs.

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Petit illustré des saints du Canada

Titre :  Petit illustré des saints du Canada
Auteur : Sylvie
Bessette (Auteure) Francis
Back (Illustrations)Éditions : MédiasPaul
Dire les saints aux
enfants… petits et grands!

Être saint. Un mythe
pour certains, un non-sens pour d’autres. Une idolâtrie si lointaine et vague pour
plusieurs. Loin des images stéréotypées qui peuplent notre imaginaire de
post-civilisation chrétienne, Sylvie Bessette, théologienne et actuelle
directrice des communications de l’Oratoire Saint-Joseph, se transforme en
professeure et biographe.

Dans ce Petit illustré
des saints du Canada, Mme Bessette invite les enfants à tout d’abord
découvrir ce qu’est la sainteté, de manière simple et concrète. « As-tu
déjà compté le nombre d’endroits que tu connais et qui portent le nom d’un
saint ou d’une sainte? », demande-t-elle. Elle explique ensuite ce qu’est
un saint pour l’Église, et parcourt ensuite la vie et l’oeuvre de 29 personnes d’ici,
déclarées vénérables, bienheureuses, ou saintes par l’Église catholique
universelle.

Elle déborde aussi les cadres en donnant en exemple des
personnages dont la vénération n’est pas universellement reconnue, mais qui
font l’objet d’une dévotion reconnue dans l’Église canadienne. Ainsi, elle
mentionne le couple formé par Pauline Archer et Georges Vanier ou encore, la
fondatrice des Soeurs de Miséricorde, Rosalie Cadron-Jetté. L’actualité
rattrapant l’imprimerie, cette dernière a été déclarée vénérable après
l’impression du volume, le neuf décembre dernier. Le flair de Sylvie Bessette?
Avait-elle des connexions « d’en haut »?

Blague à part, l’auteure désire que ce petit guide
expliquant les étapes de reconnaissance soit un « outil » pour
« initier les jeunes au patrimoine spirituel canadien. »

Pour les enfants de
tout âge, 99 ans compris!

Le texte de biographie, simple, clair et tenant en deux
pages, est toujours complété par une image représentant le personnage dans son
élément. Marguerite Bourgeoys entourée d’enfants, et qui est visiblement heureuse
d’enseigner. Ou encore, François de Montmorency Laval, accroché aux cordages du
bateau qui le mène vers la Nouvelle-France ou la France, négocier d’autres
bienfaits pour une terre qu’il a pris en affection. Un personnage représenté
comme à la fois sûr et inquiet, pensif, mais sûr de ses moyens.

C’est Francis Back qui illustre ces scènes. Le choix de ce
grand illustrateur historique est très heureux. 
Sa réputation n’est plus à faire, et il n’a plus besoin de son célèbre
père – Frédérick – pour retenir l’attention. Les scènes qu’ils proposent sont parfois
classiques – comme avec Isaac Jogues et ses compagnons, et parfois modernes
dans les thèmes. Ainsi, le choix de dessiner Marie Guyart (de l’Incarnation) en
train de quitter son fils pour le couvent est inusité et vaut à lui seul le
détour. Le fils semble est visiblement inquiet et semble supplier sa mère de
revenir sur sa décision de rentrer au couvent. La vie des saints n’est pas de
tout repos et provoque toujours de grands déchirements. Humain les saints…

Ne boudez pas votre plaisir. Que ce soit pour vos enfants, vos
petits-enfants, vos arrières petits-enfants… ou pour vous-mêmes! La méditation
qu’apportent les textes ainsi que les illustrations valent amplement le détour.
Ces éléments nous rappellent également à quel point l’histoire de l’Église
canadienne est riche de personnages qui ont souvent été les précurseurs d’une
nouvelle manière d’être chrétien et d’en témoigner dans le « Nouveau-monde ».

Les illustrations historiques
de Francis Back font présentement l’objet d’une exposition au musée Marguerite
Bourgeoys de la Chapelle Notre-Dame-de-Bonsecours. Dessiner l’Amérique
française est présenter jusqu’au 12
janvier. Le musée est ouvert du mardi au dimanche, de 11 h à 16 h. http://www.marguerite-bourgeoys.com/fr/musee/exposition-temporaire.asp
 
Mario
Bard

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Homme et femme, à la lumière de l’Évangile de Luc

Titre : Homme et femme, à la lumière de l’Évangile de
Luc
Auteur :  Rita Gagné, Ursuline
Éditions : MédiasPaul
L’écriture, et surtout, la pensée originale de Rita Gagné, sont des
voix essentielles de la réflexion spirituelle d’aujourd’hui. Dans son ouvrage Homme et femme, à la lumière de l’Évangile
de Luc, Soeur Gagné aborde la question du côté masculin et du côté féminin de
tout être humain avec une grande sagesse.
Elle ose même la création d’un
couple inusité : celui de « Jean du Jourdain » – plus
communément appelé Jean le baptiste – et de Marie de Magdala. Selon elle, ce
couple représente « une icône belle et riche de notre cheminement vers la
pleine ressemblance de Dieu. »
Elle écrit; « À la lumière
de ce que représentent Jean du Jourdain et Marie de Magdala, dans leur réalité
concrète, nous avons besoin, hommes et femmes, d’une conversion, sinon d’une
guérison, sûrement d’une réconciliation, pour manifester l’humanité créée à
l’image de Dieu. »

Dans son introduction, soeur Gagné
écrit qu’elle « désire offrir [dans son livre] un cheminement à la lumière
de couples (réels ou symboliques), rencontrés dans l’Évangile de Luc. »
Elle veut bien sûr parler de ceux et celles qui forment un « couple dans
le sens le plus courant », mais « ne veux pas oublier que l’ADAM est
une altérité homme/femme. »

Elle explore donc Zacharie et
Élisabeth, Marie et Joseph, ainsi que, celui « symbolique », de
Syméon et d’Anne. Ces derniers « accueillent l’annonce, portent la
gestation et accompagnent la croissance de Jésus. »
Dans cette recherche de nos
altérités à se faire rencontrer pour qu’elles deviennent fécondes, l’ursuline
estime, à partir de la parole de Paul qui reconnaît en Jésus « l’image du
Dieu invisible », que « Jésus ressuscité harmonise sûrement dans sa
chair le masculin et le féminin. Premier-né d’une humanité nouvelle, il
accomplit en sa personne la parole à l’oeuvre depuis l’origine. »

Un couple hors de l’ordinaire

L’un des traits majeurs de ce
livre est la volonté d’harmoniser masculin et féminin, un peu comme ce couple
hors de l’ordinaire et fictif qu’elle forme avec Jean et Marie. « Nous
sommes, dans nos différences, ces deux personnages appelés à faire alliance
pour être précurseurs ensemble, par une fécondité nouvelle, du dessein
bienveillant de Dieu : rassembler toute chose en un seul corps. »

Mais, toujours dans une
perspective qui est à la suite de l’exemple de Jésus. « Nous avons, en
Jésus et avec lui, à payer de nos vies pour harmoniser les différences en
chacun, en chacune de nous d’abord, mais aussi entre nous, hommes et femmes,
entre tous les êtres humains et avec l’univers. »

En ces temps où l’on parle
beaucoup et sur tous les tons de la nouvelle évangélisation, la parole vigoureuse
de soeur Rita Gagné souligne que les forces vives de l’Église ne peuvent se
diviser. Masculin et féminin sont toujours appelés à travailler ensemble. « Si
nous acceptons de faire se rencontrer, en nous, Jean du Jourdain et Marie de
Magdala, nous pourrons descendre à Capharnaüm et accomplir la mission que
Zacharie a entrevue pour son fil seul : préparer la voie du Seigneur,
annoncer le salut par la rémission des péchés, rappeler la mémoire de Dieu et
sa promesse, conduire les nations vers des chemins de paix, grâce à
l’expérience de cette miséricordieuse tendresse capable d’illuminer les yeux de
tous ceux et celles qui vivent dans les ténèbres et qui les craignent. »

Dans cette annonce, soeur Rita se
demande : « Comment annoncer, avec efficacité, la parole de Dieu sans
que cette parole harmonise au mieux les accents du masculin et du féminin afin
que son écho soit entendu et accueilli par toutes les sensibilités? Comment
guérir ce qui est malade, dans l’humanité, sans consentir à voir, dans les
divisions de toutes sortes, l’une des causes de notre mal-être et de notre
impuissance à sortir d’une sorte d’impasse ou de cul-de-sac? »

Tout le livre de la religieuse
originaire de Grande-Vallée en Gaspésie, est une interpellation forte et
originale lancée aux femmes et aux hommes qui se disent chrétiens. Afin qu’ils
entreprennent, « en syntonie », et avec un Esprit qui reconnaît en
chacun et chacune le travail de l’Esprit, le chemin qui mène à la construction
du Royaume de Dieu.

Mario
Bard

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Quatre petits bouts de pain

Titre : Quatre petits bouts
de pain
Auteur :  Magda Hollander-Lafon
Éditions : Albin Michel
L’action
de grâce et « Quatre petits bouts de pain »

Magda
Hollander-Lafon est une survivante d’Auschwitz-Birkenau, l’un des camps de concentration les
plus tristement célèbre de la Deuxième Guerre Mondiale. Elle est l’une des
rares survivantes parmi les 440 000 Juifs Hongrois qui y ont été déportés,
vers la fin de la guerre (1944).
D’abord, ce livre nous permet de découvrir un texte
publié en 1977, Les chemins du temps.
Ensuite, l’auteure nous propose de marcher Des
ténèbres à la joie, continuité de son cheminement, 35 ans plus tard.
Ce livre n’est pas larmoyant, ni pathos. Ce n’est pas non
plus un témoignage sur la Shoah indique les éditeurs, mais plutôt « une
méditation sur la vie ». Une présentation tout à fait juste. On pourrait
également écrire que l’oeuvre reflète la pensée d’une femme qui a su apprivoiser
la mort qui s’était installée bien malgré elle en son âme, et la transformer en
chemin de vie.

Car, même longtemps après la libération, plusieurs
personnes sont restées hanter toute leur vie par les images d’horreurs dont
elles ont été témoins. C’est d’ailleurs le cas de Magda Hollander-Lafon qui, de
survivante, devient vivante. Après plusieurs années de recherche intérieure, de
questionnement et de remise en question. Quatre
petits bouts de pain témoigne de cette recherche et nous laisse découvrir
une femme qui a finalement pu trouver une grande joie spirituelle, malgré les
souvenirs qui la hantent toujours.

De quoi remettre en perspective nos (trop!?) nombreuses
récriminations contre la vie, enfants gâtés que nous sommes, dans une société
qui vit une relative paix sociale et qui a su se donner des outils pour qu’elle
se réalise au quotidien.

L’odeur
du pain comme action de grâce
Elle rappelle d’abord la dureté inexorable des camps,
avant de nous indiquer qu’à l’intérieur de ceux-ci, se vivait tout de même des
moments plus lumineux. « Tout était prévu pour créer cette vie de
désespoir; on cultivait avec soin, autour de nous et en nous la peur,
l’incertitude, le mensonge, pour nous faire basculer dans la folie ou dans la
mort. »
Cependant, elle écrit sous le même thème,
« Vivre » : « J’entends encore la voix chaude d’une camarade qui
était là depuis cinq ans et nous disait :  »Ayez confiance dans la vie.
Chassons le désespoir. Cultivons l’amitié entre nous. Rassemblons nos forces.
Ne perdons pas courage; les faibles ne vivent pas ici. Il nous faut survivre.
Il nous faut des témoins. » Ces paroles venaient d’une soeur inconnue. Elles ont
pris racines en moi et longtemps m’ont aidée à vivre aux moments
d’épuisement. »

Également, elle revient souvent sur le pain. Son odeur,
son goût, à quel point celui-ci est bon, surtout quand la faim est
omniprésente. On le mange, même si il est moisi. Comme ces quatre petits bouts
de pain que lui présenta une «musulmane», terme alors utilisé dans les camps
pour désigner quelqu’un qui allait mourir. Puis lors de la libération, l’odeur
d’une fournée qui l’attire, elle et ses compagnes de routes.

Lutter
pour devenir vivante
Mais plus que tout, l’oeuvre nous apprend à mieux saisir à
quel point, sortir de la survivance pour enfin vivre est un chemin long et
difficile.

Elle écrit : « La peur a repris son pouvoir. Je
suis devenue Peur, elle m’a poussée à vouloir me supprimer. Un sourire
inattendu m’a sauvée du plongeon. Béni soit ce sourire, mais le reproche ne me
quittait pas.

Je n’ai cessé, durant trente-sept ans, de lutter contre
cette adolescente [*] qui ne voulait pas se pardonner d’être vivante, et contre
cette adulte qui devait entreprendre une course de vitesse sans
entraînement. »

Aujourd’hui, Magda Hollander-Lafon se sent tout à fait
vivante et est heureuse. Elle est devenue chrétienne, tout en revendiquant ses
racines juives. Grâce aux Évangiles et la rencontre de Jésus. « Grâce aux
témoignages vrais de tous ceux avec qui j’ai cheminé, de tous ceux qui m’ont
ouvert la porte de la Bible, grâce à la foi, aux doutes des jeunes que j’ai
rencontrés, le Jésus de l’Évangile ne cesse de m’interroger, de me réserver des
découvertes chaque jour. Mon ciel intérieur est variable, sans cesse en
mouvement vers le Nom. »

Après une carrière dans le milieu de l’éducation, Magda Hollander-Lafon
se rend régulièrement dans les écoles afin de témoigner de ce qu’elle a vécu et
ouvrir les yeux d’une génération qui n’a pas connue cette guerre, largement
créée par la haine de l’étranger. Peut-être aussi parce que nos sociétés
occidentales, oublieuses et préoccupées uniquement du moment présent,
pourraient toujours être tentées par le fanatisme… Elle cite d’ailleurs Albert
Einstein qui écrivait : « Le monde est dangereux à vivre! Non pas à
cause de ceux qui font du mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent
faire. »

Note
de l’auteur : j’ai
eu la chance de rencontrer Magda Hollander-Lafon dans le cadre d’une entrevue
réalisée pour l’émission Questions d’aujourd’hui, proposée par l’Office de catéchèse du
Québec, et diffusée sur les réseaux de Radio
Ville-Marie, Radio-Galilée et de RCF-Vaucluse (France).
Je
confirme : sa lucidité, sa force tranquille et constante ainsi que sa
recherche spirituelle afin de vivre et de non plus survivre, sont marquants.
Vous pouvez écouter l’entrevue en cliquant sur ce lien.
*Elle a 16 ans lorsqu’elle est déportée

Lien
d’intérêt :

http://www.la-croix.com/Actualite/France/Magda-Hollander-Lafon-la-lente-delivrance-du-passe-_EP_-2012-05-18-807924

Mario
Bard

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Quelle laïcité?

Titre : Quelle laïcité?
Auteur : Yvan Lamonde et Bruno Demers
Éditions : Médiaspaul
En ce temps de débats et de discussions au sujet de la
laïcité au Québec, ce livre arrive au bon moment. Les auteurs Yvan Lamonde et
Bruno Demers nous permettent de faire le point sur cette question afin de
comprendre les éléments requis pour soutenir une réflexion fondamentale.

Chacun des auteurs illustre son propos dans un chapitre qui
lui est assigné pour défendre sa position et expliquer les détails de son
propos. Yvan Lamonde est historien des idées au Québec. Il est membre de
l’Académie des lettres du Québec et de l’Académie des arts, des lettres et des
sciences du Canada.  Bruno Demers est
théologien et professeur à l’Institut de pastorale des dominicains de Montréal.
Ses travaux se situent au carrefour des sciences humaines, de la philosophie et
de la théologie.
 

Réflexions et analyses de Yvan Lamonde

Une démarche démocratique : la reconnaissance
formelle de la laïcité
 

La question de la laïcité au Québec, rappelle l’auteur, ne
date pas d’aujourd’hui.  Pensons aux  années 1930 « où les laïcs de l’Action
catholique spécialisée en sont encore à réclamer place et voix au chapitre de
l’Église ». Tout au long de notre histoire, cette question a été débattue.
Il y a donc un chemin qui a été accompli.
 
Mais qu’est-ce qui explique le retour de la question laïque
aujourd’hui? Yvan Lamonde soutient trois raisons. D’abord, « après avoir
été laissée pour compte au milieu des années 1960 au profit de l’accaparante
question du nationalisme indépendantiste et de l’intensification du combat
féministe, l’urgence laïque devait nécessairement refaire surface ».
 

Ensuite, « conserver
est devenu un mot piégé, miné, explosif; la tradition n’est plus qu’un angle
mort ».  Enfin, « le retour de
ce questionnement laïque résulte d’un face-à-face avec des valeurs religieuses
nouvelles venues avec une immigration ».
 

Aujourd’hui, précise l’auteur, la laïcité (sans
qualificatif) se situe dans le fait d’être fondée sur la liberté de conscience
pour toutes et tous.  Selon l’auteur, la
démocratie et la laïcité n’ont pas à être ouvertes ou inclusives. De plus,
quatre principes fondent la laïcité et la neutralité de l’État.  1) La liberté de conscience; 2) La liberté de
religion et de culte;  3) La séparation
de l’État et des Églises;            4)
L’égalité de tous les citoyens.  Tenant
compte de ces principes, l’étape à franchir, suggère l’auteur, « est celle
d’achever le processus, de passer d’une laïcité de fait à une laïcité de droit,
de reconnaître formellement la laïcité ou la neutralité de l’État, de la
constitutionnaliser ».  La neutralité
de l’État, soutient l’auteur, se fonde sur une démarche d’égalité, de
démocratie et non d’une stratégie « cachée » d’imposition de quoi que
ce soit.
 

Ceci implique que « si la manifestation de la croyance
est un ‘droit’, ce droit n’est pas absolu parce qu’il doit être encadré par les
lois et la culture civique d’une société donnée ». De plus, affirmer la
laïcité de droit  signifie qu’il faut exiger
de soi ce que l’on exige des autres.
 

Pour Yvan Lamonde, « la laïcité ne cherche pas la
liquidation du religieux ou du sacré; elle est tout aussi respectueuse du
patrimoine religieux, qu’il ne convient pas, par ailleurs,
d’instrumentaliser ».
 

En conclusion, Yvan Lamonde précise que sans référence à
une croyance ou à une transcendance, une éthique laïque peut servir d’exemple
pour participer à un humanisme. De plus, « l’humanisme laïque place
l’individu dans un face-à-face d’imputabilité avec lui-même qui, du point de vue
de la citoyenneté, vaut autant qu’hun humanisme religieux ».
Réflexions et analyses de Bruno Demers

Liberté de conscience de la religion dans un
Québec pluraliste
 

D’entrée de jeu, l’auteur précise que : « si dans le
Québec de nos grands-parents on se référait spontanément à Dieu et à la
religion, tel n’est plus le cas aujourd’hui. 
S’ajoute à ces considérations l’arrivée de vagues
d’immigration ».  Nous vivons
aujourd’hui sous le signe de la différence et du pluralisme moral.
 

Il faut, pour mieux comprendre, faire la distinction entre la
« sécularisation » qui est un phénomène historique et la
« laïcisation » qui relève de la sphère politique et juridique. Ce
qui sous-tend que dans un contexte de laïcisation, l’État ne reconnaît pas de
religion officielle. Si la religion est exclue de la vie publique, précise
l’auteur, la religion « doit y faire sa place selon les règles du droit
commun ». Le principe d’égalité doit devenir le « socle déterminant »
dans la recherche d’une organisation politique favorisant la tolérance. C’est
au pouvoir civil d’intervenir contre les abus pouvant naître de la liberté
religieuse pour le bien commun et l’ordre public.
 

Bruno Demers rappelle que c’est au Concile Vatican II qu’a
été inauguré « un nouveau rapport de l’Église au monde. L’Église a renoncé
à l’idéal d’une chrétienté sacrale séparée du monde et s’est définie comme un
Peuple en marche au milieu du monde dans l’attente du Royaume ».
Cependant, l’Église, à partir du message évangélique, a le droit et le devoir
de témoigner de sa vision de l’être humain et de la société.
 

Pour maintenir sa neutralité, l’État doit s’imposer des
limites et des obligations afin de traiter ses citoyens peu importe leurs
convictions.  L’État n’est pas neutre
dans l’absolu, il doit veiller à la dignité humaine, les droits de la personne
ou la souveraineté populaire. Par ailleurs, « un régime politique ne peut
remplacer, au fondement de son action, la religion par une philosophie
séculière totalisante ».
 

L’auteur précise ce qu’il entend par ‘laïcité ouverte’.
Celle-ci est « ouverte au phénomène religieux comme à la non-croyance,
attentive à l’égalité ainsi qu’à la liberté de conscience et de religion qu’il
faut assurer aussi bien aux croyants qu’aux non-croyants ».
Il n’existe pas d’étanchéité entre la vie privée et la vie
publique c’est pourquoi « il importe de respecter l’expression des
identités. Sinon, cela peut conduire à un phénomène de ghettoïsation ».  L’État doit ainsi élaborer un régime de
laïcité en tenant compte du phénomène religieux comme dimension intrinsèque de la
culture.  « Ainsi, le croyant comme
l’athée, peut vivre selon ses convictions, mais il ne peut imposer aux autres
sa conception du monde ».
Pour conclure, Bruno Demers soutient que dans le contexte qu’il
vient d’expliquer, une société « est consciente du fait que son unité ne
se trouve pas dans l’unanimité sur le sens et les buts de l’existence.  Mais elle est aussi consciente du fait que
toute tentative allant dans le sens d’une telle uniformisation entraînerait des
conséquences dévastatrices pour ‘ le vivre ensemble en paix’ ».
 
Thérèse Miron

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Triduum

Titre : Triduum
Auteur : Denys-Claude LamontagneÉditions : Wilson & Lafleur
Triduum, L’Amour en Croix, est d’abord un livre d’art, qui contient 72 tableaux figuratifs réalisés par l’auteur en rapport avec le Nouveau Testament. Ces tableaux font l’objet d’un DVD conçu par Giles Rivest, frps, joint au volume. Chacun d’eux est accompagné d’un poème explicatif, lui-même complété par les références bibliques pertinentes et les commentaires de grands auteurs, tels que Maria Valtorta, André Frossard, Jean Guitlon, etc.
Après une incursion dans l’Ancien Testament (Décalogue), l’ouvrage cible plus particulièrement les Évangiles (vie du Christ, miracles, paraboles, paroles de vie) et l’Apocalypse.
Il s’agit donc à la fois d’un livre d’art, d’exégèse et de méditation.
Auteur 
Notaire honoraire, D.-C. Lamontagne a été professeur titulaire à la faculté de droit de l’Université de Montréal pendant vingt ans et a publié plusieurs ouvrages juridiques, comme quoi le chemin du droit peut mener… au «droit chemin» (Prov 2, 13) !

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« La lumière de la foi» – Encyclique du Pape François

Titre : « La lumière de la
foi» – EncycliqueAuteur : Pape FrançoisÉditions : Novalis
En cette
année de la foi, la première encyclique du pape François nous ouvre à la
lumière de la foi. Dans la préface de l’encyclique, Mgr Pierre-Marie Carré,
archevêque de Montpellier,  présente les
éléments qui sont relevés par l’encyclique. Il précise que « c’est sous le
signe de la lumière qu’est placée cette encyclique du pape François sur la
foi ».  Il évoque aussi le fait que
nous sommes dans une crise de la vérité qui conduit au relativisme. Dans ce
contexte, il demeure fondamental de relié la foi à la vérité. De plus, précise
l’Archevêque « la foi, parce qu’elle est relation, ne peut pas rester une
réalité abstraite ».

Lettre encyclique Lumen Fidei
 

Dès le début
de l’encyclique, le Pape François rappelle l’évangile de Jean :
« Moi, lumière, je suis venu dans le monde, pour que quiconque croit en
moi ne  demeure pas dans les
ténèbres » (Jn 12,46). Ainsi, explique le Pape, « celui qui croit
voit ; il voit avec une lumière qui illumine tout le parcours de la route,
parce qu’elle nous vient du Christ ressuscité, étoile du matin qui ne se couche
pas ».
 

Cependant,
l’homme a renoncé à la recherche d’une grande vérité pour se concentrer sur les
lumières qui éclaire l’immédiat.  Le Pape
précise que « la foi n’habite pas dans l’obscurité; mais qu’elle est une
lumière pour nos ténèbres.
 

L’encyclique
précise aussi que la foi, l’espérance et la charité « constituent le
dynamisme de l’existence chrétienne vers la pleine communion avec Dieu ».
 

Premier
chapitre : « Nous avons cru en l’amour » (cf. 1 Jn 4,16)
 

Rappelant
l’histoire d’Abraham, le Pape explique ce qui suit : « Le Dieu
mystérieux qui a appelé Abraham n’est pas un Dieu étranger, mais celui qui est
à l’origine de tout, et qui soutient tout ». En ce sens, faire mémoire de l’expérience d’Abraham
demeure un appel pour les chrétiens et les chrétiennes d’aujourd’hui.
 

L’histoire
d’Israël doit aussi être rappelée puisque la tentation de l’incrédulité demeure
encore présente dans notre monde. 
Concernant l’idolâtrie, le Pape explique que « l’idole est un
prétexte pour se placer soi-même au centre de la réalité, dans l’adoration de
l’oeuvre de ses propres mains ». La
foi permet de se détourner des idoles qui nous dispersent.

La foi
s’inscrit fondamentalement dans la réalité humaine puisque « Dieu aime ce
monde et l’oriente sans cesse vers lui ». Aussi, le Pape précise que « la
foi a une forme nécessairement ecclésiale ».
 

Deuxième
chapitre : « Si vous ne croyez pas, vous ne comprendrez pas (cf. Is 7,9) »
 

Au paragraphe « Foi et Vérité », le Pape
indique qu’à  cause de la crise de la
vérité « il est aujourd’hui plus que nécessaire de rappeler la connexion
de la foi avec la vérité. La vérité
demeure une question de « mémoire » qui relance la route commune.
 

Concernant
l’amour et la vérité, celles-ci ne peuvent pas se séparer puisque « sans
amour, la vérité se refroidit, devient impersonnelle et opprime la vie concrète
de la personne ».
 

Abordant la
connaissance de la foi, le Pape nous rappelle que « la vérité à laquelle
la foi nous ouvre est une vérité centrée sur la rencontre avec le Christ, sur
la contemplation de sa vie, sur la perception de sa présence ». L’encyclique
poursuit que « c’est seulement quand nous sommes configurés au Christ que
nous recevons des yeux adéquats pour le voir ».
 

Le Pape
François ajoute qu’aujourd’hui, la vérité est souvent réduite à notre
subjectivité et notre vie individuelle. La vérité commune conduit à craindre le
totalitarisme. Cependant, si la vérité nous mène à la rencontre avec l’Autre et
les autres, « elle reste alors libérée de la fermeture dans l’individu et
peut faire partie du bien commun ». C’est pourquoi le croyant et la
croyante ne peuvent être arrogants en imposant avec violence une vérité qui
écrase. De plus, selon l’encyclique, la foi est un chemin qui concerne la vie
entière des êtres humains, même lorsqu’ils ne sont pas croyants.
 

Pour ce qui
touche la foi et la théologie, il est entendu que cette dernière « partage
en outre la forme ecclésiale de la foi; sa lumière est la lumière du sujet
croyant qui est l’Église ».
 

Troisième
chapitre : « Je vous transmets ce que j’ai reçu » (cf. 1 Co
15,3)
 

L’encyclique
affirme  qu’il est « impossible de
croire seul. La foi n’est pas seulement une option individuelle que le croyant
prendrait dans son intériorité ».

L’encyclique
poursuit en ces termes : les sacrements de l’Église transmettent la
plénitude de la foi dans son corps et son esprit, dans son intériorité et ses
relations. Est-il
possible de concilier l’unité et l’intégrité de la foi? À cette question le
Pape François précise qu’il « est très difficile de concevoir une unité
dans la même vérité. Il semble qu’une unité de ce genre s’oppose à la liberté
de pensée et à l’autonomie du sujet ». Mais, c’est « justement dans
l’amour qu’il nous est  possible d’avoir
une vision commune ».
 

Quatrième
chapitre : « Dieu prépare pour eux une cité » (cf. He 11,160
 
 

Le Pape
enseigne qu’en « raison de son lien avec l’amour (cf. Ga 5,6), la lumière
de la foi se met au service concret de la justice, du droit et de la
paix ». En ce sens, la lumière de
la foi en tant que bien commun, « n’éclaire pas seulement l’intérieur de
l’Église et  ne sert pas seulement à
construire une cité éternelle dans l’au-delà; elle nous aide aussi à édifier
nos sociétés, afin que nous marchions vers un avenir plein d’espérance ».
 

Au terme de
son encyclique, le Pape François rend hommage à Marie qui a accompli son
pèlerinage en suivant son Fils. « Ainsi, en Marie, le chemin de foi de
l’Ancien Testament est assumé dans le fait de suivre Jésus, et il se laisse
transformer par Lui, en entant dans le regard même du Fils de Dieu
incarné ».
 
 

Thérèse Miron

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Retrouver le goût de la vie

Titre : Retrouver le goût de la vieAuteur : Anselm Grün
Éditions : Albin Michel
La
fatigue et DieuLa
vie en Église est toujours trépidante, parfois intense, jamais ennuyante. Si
elle laisse des souvenirs heureux, elle peut aussi parfois s’avérer
douce-amère.

En effet, que d’histoires de personnes qui, toutes
enthousiastes au début, deviennent lassent au fur et à mesure que leurs
missions en Église se précise, ou se densifie. D’où peut provenir une fatigue
de plus en plus importante.

« Retrouver le goût de la vie » de l’auteur bien connu
Anselm Grün pourrait aider ceux et celles qui se cherchent désespérément une
lecture de ressourcement pour l’été. Non que le moine allemand veuille
remplacer l’essentielle visite chez un spécialiste. Par contre, cette lecture
contient les ingrédients pour que le croyant sache trouver la source profonde
de sa fatigue.
Au départ, Grün donne des exemples des différentes
fatigues qui se trouvent au centre de notre vie moderne : domaine
professionnel, dans le couple, la lassitude même en politique, la fatigue à
l’égard de soi-même et même, « la fatigue de l’Église »…

Bien sûr, c’est cette dernière qui nous intéresse plus
particulièrement.

Après avoir présenté différentes causes de fatigue, l’auteur
indique que le thème est déjà présent dans la Bible. Il cite ainsi l’épisode
dans l’Évangile de Marc où Jésus éprouve lui-même de la « lassitude » après
l’épisode de la Transfiguration. Selon Grün, Jésus exprime sa fatigue quand il
dit à ses disciples et à la foule qui lui amène un enfant possédé (Marc 9,
19) : « Engeance incrédule, [...] jusques à quand serai-je auprès de vous?
Jusques à quand vous supporterai-je? Apportez-le-moi.»

Une fatigue qui, dans le cas du Fils de l’Homme de
Nazareth, résulte de « sa déception envers ses disciples, qui ne comprennent
rien en dépit de tous ses efforts.» Une déception que, selon l’auteur, nous
connaissons bien quand nous nous engageons au service des autres, « de nos
enfants, de nos amis, tout en ayant l’impression que cela ne sert à rien,
qu’ils s’entêtent, qu’ils restent incrédules.»

Fatigué
de ne plus écouter Dieu
Un des exemples de fatigue les plus intéressants
mentionnés par l’auteur est celui du prophète Élie. Souvent mentionné par ceux
et celles qui pointent vers l’image d’un Dieu qui n’est pas vengeur, et dont
Jésus se fait aussi le défenseur, le prophète du Livre des Rois est ‘mal-pris’,
comme on dit en bon québécois.

Selon Grün, il est même « l’archétype, dans l’Ancien
Testament, de l’homme pieux qui a cédé à la fatigue ». On sait qu’Élie a lutté
contre les prophètes de Baal emmenés par la Reine Jézabel. Pourtant, sa
victoire est amère. Personne ne le protégera contre les gardes de la reine qui partent
à sa recherche pour le liquider.

Élie tombe des nues. La fatigue l’emporte sur le succès
de l’entreprise. Anselm Grün écrit : «Il est fréquent d’être pris d’une
grande fatigue après une réussite importante. Cette fatigue n’est pas la
conséquence des efforts fournis, mais plutôt, une réaction au succès lui-même,
qui révèle alors sa dimension relative.»

Ici, la lecture est fort originale : « On prend
conscience de l’égoïsme de ses motivations, on comprend qu’il s’agissait
surtout d’une affaire d’égo. On est déçu. La lutte perd alors tout son sens.»

Encore plus surprenante la suite : « Cependant, la
fatigue d’Élie n’est pas seulement due au succès ou à l’ambition, on peut aussi
l’interpréter comme une fatigue à l’égard de Dieu.»

Pire! : « Élie s’est lassé de son Dieu. Dieu ne
l’empoigne plus, Dieu ne l’atteint plus, ni par la fascination ni par la
colère. Dieu n’éveille plus d’inquiétude en lui comme il l’avait fait avec le
prophète Jérémie. »

Grün estime que cette expérience se retrouve chez bien
des gens, y compris en Église. « Dans une Église où la fatigue a gagné les
mots, nous employons toujours les mêmes termes pour décrire Dieu et
l’expérience de Dieu, nous aurions besoin d’hommes et de femmes qui se fassent
anges de langue, des anges dont les paroles nous atteignent, nous obligent à
nous mettre en route pour appréhender Dieu dans le silence. »

***

Ce livre est une excellente analyse des symptômes de
fatigue, en particulier de celle du croyant. L’auteur nous propose en moins de
150 pages et dans un format facile à apporter, une réflexion qui mérite
amplement le détour. D’autant qu’à la fin, prières, psaumes et pensées
permettent aux lecteurs de se remettre en contact avec ce Dieu qui lui manque pour ne plus être fatigué. 

Mario Bard

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La Nouvelle Évangélisation, modèles

Titre : La Nouvelle Évangélisation, modèles Auteur : Marcel DumaisÉditions : MédiasPaul
NÉ :
humanisme et compassion

Je
ne vous dirai pas quoi lire sur la Nouvelle Évangélisation (NÉ). Sauf que… ce
livre me semble être un outil essentiel pour qui s’intéresse à la question. Marcel Dumais, oblat de Marie-Immaculée, exégète de
renommée internationale et président de la Société Catholique de la Bible,
réussit à cerner en moins de 200 pages les éléments qui lui apparaissent comme fondamentaux
quand on parle de NÉ.
« Le parcours suivi dans ce volume a comme
présupposé que la Bible est notre référence première non seulement pour le
contenu de l’évangélisation mais également pour les méthodes ou approches
d’évangélisation. », indique le père Dumais.

L’un des points sur lequel l’auteur insiste est
l’humanité de Jésus et « l’humanisme » qui se dégage du message de Jésus de Nazareth, devenu Christ.
« Qui donc est Jésus? Résumons-le avec un mot qui rejoint le meilleur en
chacun : Jésus est un être de compassion, d’immense compassion », écrit
l’auteur. Et cette dimension humaniste « ne couvre pas la totalité du
message de Jésus et de son témoignage de vie », elle représente à son avis
une « composante essentielle ».

Un modèle qu’il base sur les Béatitudes contenues dans
les Évangiles de Luc et de Matthieu. Par exemple, dans l’Évangile de Luc, les
béatitudes proclamées se font actuelles, elles bâtissent le Royaume aujourd’hui.  « Après l’événement de Nazareth [Luc 4, 16-21], Jésus
commence donc son actualisation de la promesse d’Isaïe.»

« Par ses paroles et son exemple de vie, il invite
ceux qui deviennent ses disciples à contribuer activement, dans nos sociétés, à
assurer le respect, la reconnaissance sociale et l’établissement de justes
conditions de vie des pauvres aux multiples visages », écrit le père
Dumais. L’auteur se réfère au document de Paul VI, L’évangélisation dans le monde moderne, paru en 1975, sur
« l’évangélisation comme intégrant un projet de libération humaine
intégrale, ici sur terre ».

Le
sein maternel
« Évangéliser, ne serait-ce pas d’abord poser des actes
de compassion à la manière de Jésus? », se demande le père oblat. Un verbe
grec, utilisé dans seulement trois récits de l’Évangile de Luc – et dans quatre
récits de Mathieu et de Marc – est un mot essentiel pour saisir cette
compassion. Esplagnisthè : qui
signifie littéralement « il fut saisi dans son sein maternel ».

Souvent traduit par « il fut ému aux
entrailles », ou encore par « il fut pris de compassion ». Dans
l’Évangile de Luc, on le retrouve dans les célèbres épisodes du Bon samaritain, du Père prodigue et de La
rencontre avec la veuve de Naïn. La Bible de Jérusalem traduit par
« il fut pris de pitié », mais selon le père Dumais, « cette
traduction ne permet pas de saisir toute la richesse du verbe grec ».

Jésus,
ensuite les doctrines
Si le père Dumais voit clairement dans le christianisme
un « chemin d’humanisme », il se demande pourquoi « un bon
nombre de baptisés dans les Églises chrétiennes en Occident ont quitté leur
Église et adopté une religion dite  »orientale », plus particulièrement le
bouddhisme, disant y retrouver une  »religion de compassion’? »

« Comment leur avait été présentée la religion
chrétienne dans laquelle ils ont grandi ? »,
se demande-t-il. « Reconnaissons que, dans la présentation de Jésus, les
Églises ont souvent passé sous silence cette réalité de Jésus, être de liberté
comme nous et être humain d’une qualité exceptionnelle, qui nous est un modèle,
en quelque sorte nous  »tire en avant » dans notre mission humaine. »

D’ailleurs les évêques asiatiques réunis en Synode en
1999 soulignaient qu’il leur fallait d’abord « présenter la personne de
Jésus, et non les doctrines à son sujet ». Dans l’exhortation apostolique Ecclesia
in Asia, ils précisent qu’il « faut le faire
selon une pédagogie progressive, et à partir d’images qui soient tout à la fois
fidèles à l’Écriture et signifiantes pour la mentalité et les cultures
asiatiques. Parmi celles-ci, on cite : « Jésus Christ comme le Maître de
sagesse, le Guérisseur, le Libérateur, le Guide spirituel, l’Être illuminé,
l’Ami compatissant des pauvres, le Bon Samaritain. »

Jésus est celui dont « la grâce porte à maturité les
semences de la sagesse divine déjà présentes dans la vie, les religions et les
peuples de l’Asie. » (#20 Ecclesia
in Asia).

Dans la Nouvelle Évangélisation, c’est la « pédagogie de
Dieu et de son offre telle qu’elle est présentée dans le Nouveau Testament »
qui doit guider les chrétiens, conclut le père Dumais. Pour lui, « il s’agit,
d’une part, de secouer, de mettre en question les désirs étroits des gens,
d’autre part, de partir du positif, du meilleur de ce qu’ils vivent
déjà. »

Liens
d’intérêts

http://www.oblats.qc.ca/OMI/nouvelles-7/la-passion-des-textes-bibliques-de-marcel-dumais-omi/ 

Mario Bard 

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Plaidoyer pour une mort digne

Titre : Plaidoyer pour une mort digneAuteurs : Louis-André Richard
et Michel L’Heureux
Éditions : PRESSES UNIVERSITE LAVAL
Euthanasie :
pour y réfléchir à tête froide

L’actualité de ce sujet fort délicat reprendra ses droits
dès le mois de mai, alors qu’une manifestation
sera organisée le 18 mai prochain à Québec, afin de protester contre
« l’aide médicale à mourir », comme la nomme désormais les instances
qui travaillent au projet de loi québécois devant régir les règles de l’euthanasie
au Québec, et dont les grandes lignes devraient être écrites d’ici l’été.

Dans ce débat, les arguments fondés sur des questions de
croyances religieuses sont souvent secoués du revers de la main. De plus,
ceux-ci peuvent se teinter d’une charge émotive très vive, qui ne permet nullement
au débat d’avancer. Pire, cette émotivité risque de ‘braquer’ les deux parties
en présence et de n’aboutir qu’à des discussions sans issues.

C’est pourquoi cette plaquette écrite par le professeur
de philosophie Louis-André Richard et le directeur général de la Maison
spécialisée en soins palliatifs Michel-Sarrazin de
Québec, Michel L’heureux, est un apport important pour les personnes qui
militent contre l’euthanasie. Publié en 2011 aux Presses de l’Université Laval,
l’ouvrage représente en fait l’argumentaire présenté par les auteurs devant la Commission
spéciale sur la question de mourir dans la dignité.

On y retrouve des idées basées, à la fois sur les
philosophes – entre autres Aristote -, le généticien Alex Khan, ainsi que sur
l’expérience de vie dans un milieu de soins palliatifs. Le lecteur ne peut se
dérober aux grandes questions que sont la liberté, l’autonomie, la liberté
individuelle ou la souffrance, les auteurs ayant fait leurs devoirs.

Soutenir
l’accessibilité aux soins palliatifs
Il est clair pour eux que l’euthanasie ou ‘l’aide
médicale à mourir’ n’est pas une avenue à privilégier, même strictement
réglementée. Ils estiment que les dérives sont trop risquées. Celles-ci peuvent,
par exemple, prendre la forme de pressions de toutes sortes, à commencer par la
pression exercée par la famille, ou la peur de la personne mourante d’être et
de devenir un fardeau morale et économique pour les autres. Puis la souffrance,
qui prend différents visages ou qui est comprise comme un appel à mourir, alors
qu’elle peut plutôt être un appel à vivre…

Une autre pression provient d’une proposition lancée lors
des consultations publiques de la Commission, et qui voudrait que les centres
de soins palliatifs, comme la Maison Michel-Sarrazin, soit les endroits les
mieux adaptés pour que l’euthanasie y soit pratiquée « sans dérives ou
risques de mauvaises pratiques », le personnel connaissant très bien les
doses pharmaceutiques qui permettraient une mort en douceur.

Une idée terriblement risquée pour les auteurs,
considérant le sentiment de culpabilité que pourraient
ressentirent les intervenants de ces centres. « Subtilement
sous-entendu, les médecins de soins palliatifs, qui refuseraient de participer
à des euthanasies, devraient se sentir coupables de priver de leurs compétences
les personnes qui voudraient y recourir, et aussi de ne pas contribuer à
empêcher les dérives. » D’ailleurs, dans la plupart de ces maisons, le
personnel, la direction et les bénévoles sont tout à fait contre l’idée
d’accélérer la mort, peu importe le moyen.

De plus, sur la question de la mort « lente et douce »,
les auteurs estiment que la plupart des idées à ce propos sont préconçues et
proviennent d’une méconnaissance de la pratique des soins palliatifs, ainsi que
d’une méconnaissance de la mort elle-même et de son processus.

La
mort : lieu communautaire
Les auteurs le confirment : « …mourir est le
plus solitaire des actes humains ». Par contre, du même souffle ils
affirment : «…mais paradoxalement il est aussi le plus
communautaire ». L’une des suggestions les plus surprenantes de ce livre veut
que la mort soit un lieu communautaire, familial.

Ainsi, ils donnent l’exemple d’un fils qui a retrouvé sa
mère sur son lit de mort. Les deux ne s’étaient pas parlé depuis des années. En
acceptant de se revoir, ils se sont réconciliés. La mort annoncée est devenue la
motivation d’une rencontre trop longtemps reportée.

Puis il y a ceux et celles qui, famille ou non,
accompagnent les mourants. L’expérience vécue à la Maison Michel-Sarrazin est
très parlante. Ainsi, comme dans plusieurs expériences d’entraides communautaires,
ceux et celles qui accompagnent disent recevoir plus qu’ils ne donnent.

« Mais tabler sur l’aspect communautaire de
l’accompagnement en fin de vie ne doit pas être perçu comme le seul privilège
des maisons de soins palliatifs », estiment les auteurs. Ces lieux sont
des microcosmes « de l’attitude à privilégier par toute société civilisée
à l’égard du difficile passage de vie à trépas ».

Dans le débat actuel, ce Plaidoyer pour une mort digne est un incontournable, que l’on soit pour,
contre, ou indécis. À lire en écoutant Les Cowboys Fringants et
leur chanson La tête haute.

Mario Bard

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La foi au miroir de la psychanalyse

Titre : La foi au miroir de
la psychanalyseAuteur : Yves Lefebvre, préface de Bertrand VergelyÉditeur : Salvator« Sans religion, il n’y aurait pas de
psychanalyse. »

Cette phrase, certainement surprenante pour les croyants ou
les partisans de la psychanalyse, se trouve en préface* du livre La foi au miroir de la psychanalyse
écrit par le psychologue clinicien Yves
Lefebvre, et publié chez Salvator.

Pour les gens qui douteraient encore de la pertinence
d’une rencontre entre la psychanalyse et la foi, qui se sont très souvent
regardées en ‘chien de faïence’, ce livre est un pont permettant d’en assurer
les possibles communs et d’y voir les différences fondamentales. Pour l’auteur,
« … la psychanalyse diffère fondamentalement de la religion, non pas dans
certains de ses modes de pensée ou de ses buts qui peuvent se montrer assez
proches, voire concurrents, mais en ce sens qu’elle se détourne de la
transcendance pour l’immanence. »

Ou encore : « En réalité, la psychanalyse
dénonce avec une certaine justesse les errements, les pathologies, les restes
infantiles ou les dérives institutionnelles de la religion, mais elle ne dit
rien de la foi elle-même dans sa dynamique de maturation, ses fondements
théologiques et sa finalité ontologique. »

Comme lecteur néophyte, j’ai trouvé fort intéressantes les
propositions de Monsieur Lefebvre. De plus, chacun des aspects d’une question
est remis dans son contexte historique et/ou biblique, et ce, dans un langage
accessible.

OEcuménisme
et sexualité
Deux aspects abordés dans l’ouvrage ont davantage retenu
mon attention.

D’abord la question de l’oecuménisme. Étant très intéressé
par ce mouvement encore jeune dans les Églises, j’ai d’abord été secoué, l’auteur
affirmant : « C’est le propre du matriarcat : on ne peut sortir
de la matrice pour en rencontrer d’autres, et la matrice ne peut quitter sa
fonction matricielle. » La matrice étant ici l’Église.

Logique diront certains. Par contre, cette affirmation
laisse – à première vue – peu de place à l’espoir de l’unité des chrétiens.
Ainsi, l’auteur en vient à la conclusion que l’oecuménisme institutionnel et
politique est « voué à l’échec parce que l’inconscient collectif
l’emporte sur la raison, et parce que ces accords n’ont pas de portée
spirituelle. »

Pour l’auteur, l’ouverture se fait ailleurs.  « Le
Christ parle de l’unité dans la relation au divin, pas dans le système
institutionnel ni dans les rites ni même dans les dogmes… »

S’inspirant de la psychanalyse de Jung, Lefebvre écrit
encore : « L’union dans la foi est donc de nature spirituelle tandis
que l’institution est humaine et ne peut fonctionner que dans l’autonomie
locale et le respect des différences de chaque Église… précisément parce
qu’elles ont une fonction matricielle. »

Un autre aspect intéressant de ce livre réside dans les
questions traitant de la sexualité. Quand on sait au cours des siècles les
difficultés, malaises ou mensonges qui ont été vécu par les chrétiens à ce
sujet, ce chapitre fait du bien à lire.

D’abord, l’auteur la replace dans les éléments sur
lesquels Freud et ensuite Jung ont forgé leurs pensées psychanalytiques. Puis,
Lefebvre revient sur les éléments historiques et bibliques. Avec une grande
justesse, il explique pourquoi les traditions chrétiennes ont été aussi
longtemps réticentes à la sexualité, souvent liée au « Malin » chez  certains Pères de l’Église et de grandes
figures de sainteté.   

Extrait : « Beaucoup ….ont laissé à penser,
dans la période où ils s’exerçaient à la sainteté avant de l’avoir réalisée,
que les désirs sexuels venaient du Malin et que la sexualité, considérée comme
impure, faisait obstacle à l’accomplissement spirituel. »

Une idée qui n’est nullement partagée par l’auteur.

« De fait, l’anthropologie chrétienne fonde sa
conception de la sexualité sur quelques idées de base. Tout d’abord, selon la
Bible, le corps est le temple de l’Esprit; le sexe par lequel la vie se
transmet devrait donc revêtir pour les chrétiens un caractère éminemment
sacré. »

Lefebvre rappelle également le Cantique des cantiques;
« …dans le christianisme traditionnel, la sexualité amoureuse est
considérée comme une icône de la relation à Dieu ». L’auteur va plus loin,
en mentionnant Bertrand Vergely, et soutient « que tout dans l’homme est
fait à l’image du Dieu trinitaire, ce qui invite chacun à expérimenter trois
dimensions de la sexualité. »

Par ailleurs sur bien des aspects dans ce chapitre, les
tenants de la doctrine officielle de l’Église catholique auront du mal. Entre
autres sur la question du préservatif – « La psychanalyse ne s’occupe pas
de préservatif. L’Église gagnerait à en faire tout autant » -, ou encore
la vision catholique du divorce à laquelle il préfère la manière de voir des
communautés chrétiennes orthodoxes. Il développe également ce qu’il entend par
indissolubilité, toujours à la lumière des écrits bibliques, de la tradition
chrétienne et psychanalytique. Seul ce qu’il dit sur l’homosexualité demeure
classique, ce qui tranche nettement avec le reste de ce chapitre.

Lire ce livre, c’est comme visiter une personne – la psychanalyse
- amie méconnue et sous-estimée, mais qui en ce 21e siècle, est devenue
essentielle à une meilleure compréhension de l’être humain. Et ce, ô joie, en y
intégrant les questions de foi, ancrées dans les écrits bibliques et ceux de la
tradition. Divin!
Mario Bard

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François, le pape des pauvres

Titre : « François, le pape
des pauvres »
Auteur : Andrea
Tornielli
Traduit de l’italien
par : Jean-Pierre Prévost
Éditions : Bayard,
2013
L’auteur,
Andrea Tornielli est vaticaniste. Il nous offre dans cet ouvrage une biographie
très attendue de Jorge Mario Bergoglio qui a été le premier pape à être élu
successeur d’un pontife démissionnaire pour raison de vieillesse. Cette
biographie nous permet de mieux comprendre qui est « François, le pape des
pauvres ».

C’est en
janvier 1929 que la famille de Giovanni Bergoglio arrive à Buenos Aires. En
plus des raisons politiques, c’est d’abord pour rejoindre les membres de leur
famille. Le futur pape est issu d’une famille de cinq enfants. La famille
Bergoglio n’était pas aisée mais elle ne manquait de rien.
Dès
l’adolescence, à la demande de son père, le futur pape s’initie au
travail.  Plus tard, il remercie son père
de lui avoir donné la chance de faire une expérience très enrichissante dans le
milieu du travail où il a beaucoup appris.
 
Comme
l’explique l’auteur, Jorge âgé de 17 ans et ses amis prévoient d’aller à la campagne.
Avant de les retrouver, Jorge se rend dans sa paroisse, à l’église San José de
Flores où il se confesse à un prêtre d’une grande spiritualité. Durant cette
confession, Jorge Mario « découvre » sa vocation religieuse ; il se rend compte
qu’il est appelé. Sa vie vient d’être bouleversée.

 
Le 11 mars
1958, il entre au séminaire de Villa Devoto pour y devenir novice de la Compagnie de Jésus. En
1962, il termine son noviciat au Chili et de retour à
Buenos Aires,
il obtient une licence de philosophie à la faculté de San Miguel. De 1964 à
1965, il enseigne la littérature et la psychologie à l’université de
l’Immaculée de Santa Fe et poursuit son enseignement à l’université del
Salvador de Buenos Aires en 1966.  Il est
ordonné prêtre le 13 décembre 1969 et c’est le 22 avril 1973 qu’il prononce sa
profession perpétuelle pour devenir père jésuite.

 
En Argentine
de 1976 à 1982, le jésuite Borgoglio vit une période très difficile et
douloureuse suite à la dictature de Jorge Rafael Videla, après un coup d’État
contre Isabel Perón. Le biographe Tornielli précise que le régime était marqué
par la violation systématique des droits de l’homme, l’enlèvement, la torture
et l’assassinat de milliers de personnes. De fausses accusations ont été
lancées contre le Provincial Bergoglio à propos du comportement qu’il aurait eu
pendant ces années de dictature à l’égard de deux confrères jésuites. Mais le dossier
était mensonger. L’Église catholique s’est emparée de l’affaire et aucune
charge n’a été retenue contre Bergoglio dans l’enquête sur les enlèvements par
les militaires, de bébés et d’enfants ni dans celle concernant le camp
d’extermination des opposants et le centre de « maternités clandestines ».
 

En 2001,
Jean-Paul II le crée cardinal.  Selon le
futur pape : « Nos certitudes  peuvent devenir un mur, une prison qui enferme
l’Esprit saint. Celui qui éloigne sa conscience du chemin du peuple de Dieu ne
connaît pas la joie de l’Esprit saint porteur de l’espérance. C’est le risque
encouru par la conscience isolée, par ceux qui, depuis le monde clos de leur
Tarsis, se lamentent au sujet de tout ou, sentant leur propre identité menacée,
se lancent dans des batailles qui ne tournent finalement qu’autour d’eux-
mêmes. »

 
Andrea
Tornielli rappelle que des facteurs ont pesé au conclave de 2013 qui a  permis d’élire le cardinal argentin Jorge
Mario Bergoglio sous le nom du pape François. « La nécessité d’un
changement de rythme, d’une plus grande collégialité, d’une figure papale moins
isolée et moins protégée par la Secrétairerie d’État ». De plus, pour les
cardinaux une question fondamentale demeurait, celle de la nouvelle
évangélisation.
 

Le pape
François croit que l’Église n’est pas réservée à une élite. Il ne peut y avoir
une Église pure, celle d’une minorité, par opposition à une Église de masse. La
proximité de l’évêque Bergoglio avec son peuple, en particulier les indigents,
les plus faibles, les pauvres et les malades, a été un trait caractéristique de
son épiscopat. Il est certain que le message de la miséricorde sera central
dans son pontificat. Le pape François a déjà donné dès les premiers jours de
son pontificat un signal important de changement qui était sans doute attendu
depuis longtemps. 

Thérèse
Miron

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L’avenir de la vie sur Terre

Titre : L’avenir de la vie sur TerreAuteur : Hubert ReevesÉditeur : Bayard
Si nous
sommes de plus en plus conscients des conséquences du réchauffement de la
planète et des conséquences désastreuses sur la biodiversité, il faut se rendre
à l’évidence que les périls écologiques sont des réalités.  Ce n’est pas la première fois que
l’astrophysicien Hubert Reeves invite à la prise de conscience et aux décisions
requises pour sauver notre planète. 

Hubert Reeves
est très conscient et soucieux de l’avenir de la vie sur la terre. Dans cet
ouvrage de 62 pages, issu de la série « Les petites conférences », il
explique d’où nous venons et vers quel avenir les humains se dirigent s’ils
continuent de détruire la planète.
 

Dès le
départ, l’auteur précise ce qui suit : « la science n’est pas la
vérité, c’est ce qu’il y a de plus crédible à un moment donné…. La science
n’est pas une révélation, ce n’est pas une ‘vérité’ comme on en trouve dans les
différentes religions. Il ne s’agit pas de croire, il faut regarder les preuves
et se laisser convaincre ou non ».
 

Hubert Reeves
indique qu’il aurait pu intituler sa conférence : « Astronomie et
écologie » parce qu’il y a un rapport inéluctable entre l’astronomie et
l’écologie.  Si dans notre galaxie,
rappelle-t-il,  nous n’avions pas eu les
atomes de carbone, d’azote et d’oxygène, nous ne serions pas là.
 

Selon Hubert
Reeves, l’astronomie a détecté que « les étoiles font partie de notre vie.
Nous sommes des poussières d’étoiles ». Les sciences ont découvert aussi que
les étoiles ont fabriqué des atomes : le carbone, l’azote, l’oxygène dont
nous sommes constitués.
 

L’astrophysicien
mentionne aussi que les étoiles émettent de la lumière grâce à des réactions
nucléaires. Par ailleurs, souligne-t-il, « je ne suis pas partisan de
l’énergie nucléaire civile, je pense qu’il faut s’en débarrasser le plus vite
possible. Je crois que le nucléaire est bon pour les étoiles, mais il n’est pas
nécessairement pour nous ».
 

De plus,
l’astronomie constate que la terre n’est pas infinie. Ce qui conduit Hubert
Reeves à réitérer : « Nous, humains, avons une influence à l’échelle
de la planète, c’est-à-dire que nous détériorions notre planète du fait de
notre nombre et de notre intelligence….. Nous avons un impact tel
qu’aujourd’hui, il est à l’échelle de la planète et il nous menace ».
 

Hubert Reeves
ne se gêne pas pour redire que notre avenir est menacé parce que nous touchons
aux limites que ce que la planète est en mesure de nous donner. L’être humain
saccage sa planète.
 

Saviez-vous
qu’aujourd’hui nous dépassons les 7 milliards de personnes sur la terre et la
population devrait atteindre 9 milliards en 2050. Comme le rappelle
l’astrophysicien: « C’est un des problèmes de l’avenir, comment nourrir
tout ce monde? »,
 

Pour conclure
sur une note d’espérance, Hubert Reeeves constate que les jeunes sont de plus
en plus conscientisés à l’avenir de la planète. On peut donc souhaiter que tous
fassent de même afin de conserver notre planète le plus longtemps possible.
 

Thérèse Miron 

 

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Babel et le culte du bonheur

Titre : Babel et le culte du bonheurAuteur : Philippe Plet
La
fin du monde et le totalitarisme du bonheur

Si vous lisez ce texte, c’est bien sûr parce-que vous
avez survécus à la fin du monde! Du moins, celle annoncée pour le 21 décembre
dernier… Maintenant préparez-vous, car le journal Libération
indique dans un article sur le phénomène de ces annonces catastrophiques que la
prochaine aura lieu le 10 avril 2014, selon des adeptes de la Kabbale,
cette tradition ésotérique issue du judaïsme. Pire : selon Luc Mary,
historien s’intéressant aux mythes de la fin du monde, «Les forces du mal devraient se déchaîner sur
la Terre et le Diable redescendre sur Terre. [...] C’est de l’ésotérisme pur et
dur ».

D’autres vous diront que le diable est dans
les détails, et qu’il agit déjà dans un monde loin d’être parfait !

Philippe Plet est un spécialiste du livre de
l’Apocalypse. Il signait cet automne « Babel et le culte du bonheur ».
Ce livre fait lelien entre le fameux livre écrit par Saint-Jean à la fin du 1er
siècle de notre Ère et l’histoire de la tour de Babel que l’on retrouve dans le
Premier Testament.

Première
mondialisation : Babel

Il est clair que les deux récits sont encore
très actuels, peut-être même plus que jamais. Ainsi, Babel est plus qu’une
histoire anecdotique, mais le récit « est en réalité d’une immense portée
prophétique. » Selon Plet, c’est ni plus ni moins que la description de la
« première ère de mondialisation de l’histoire. » C’est aussi l’être
humain qui veut bâtir une société sans Dieu, et veut se faire, par soi-même,
une espèce transcendante. Rien de bien nouveau diront certains…

Extrait :
«  »Babel » signifie  »Porte de Dieu », terme que l’on pourrait tout autant
traduire par  »Porte du ciel » ou  »Porte du monde divin ». Or, Dieu [dans le
récit] n’est pas invoqué par les habitants de la Terre. Il s’agit donc d’une
tentative de déification de la part des hommes. »

Un
totalitarisme du plaisir

Par ailleurs selon l’auteur, le livre de
l’Apocalypse émet les mêmes caractéristiques descriptives quant au désir de
l’être humain de se déifier par lui-même, que le récit de Babel dans le livre
de la Genèse. Selon lui, notre époque est tout à fait celle qui est décrite par
Saint-Jean dans l’Apocalypse, non à cause d’une augmentation des catastrophes
naturelles, mais bien parce que nous organisons notre vie sociale autour d’une
idéologie apportée par un nouveau « Faux Prophète », nom donné à la
bête de la terre, l’autre bête nommée dans l’Apocalypse étant celle de la mer.

Extrait :
«  Il s’agit d’octroyer au monde une âme, puisqu’il va perdre celle qui le
reliait encore à Dieu, dont la transcendance offrait de facto aux hommes un
destin plus grand qu’eux. Cependant, la Bête de la terre porte bien son nom de
 »Faux Prophète » : ce n’est pas le bonheur véritable qu’apporte la
nouvelle vérité universelle. »

Et quelle est cette « nouvelle Vérité » aujourd’hui
montée en totalitarisme? Selon l’auteur, il s’agit d’abord de la recherche du
bonheur absolue par le plaisir à tout prix. D’ailleurs, la grande prostituée du
Livre voit converger vers elle une liste de marchandises de luxe qui dit tout
sur sa vérité : « cargaison d’or, et d’argent, et de pierres précieuses,
et de perles, et de lin fin, et de pourpre, et de soie… et des esclaves, et des
marchandises humaines ».

Puis, l’auteur considère que Jean dénonce la
« neutralité morale ». « La majorité des hommes, spontanément,
aspirent à la neutralité en matière religieuse. Ils désirent se situer aux
alentours d’un point zéro idéal, situé à égale distance de Dieu et du
Diable. » Plet considère que le livre de l’Apocalypse « nous montre
au contraire combien cette position est intenable. »

Enfin, cette culture « mimétique »
- l’auteur s’inspire ici de René Girard et ses écrits – « conduit au
déchaînement de la violence sans fin ».

Bien
loin d’Hollywood

Philippe Plet présente ici une interprétation
des plus crédible et sensible, en plus d’être facile à lire, parce que les
références rapportées y sont claires et bien identifiées.

Plet conclue : « Le monde n’est
menacé par personne, sinon par lui-même. Sa fin est entre ses
mains ! » Une idée bien éloignée des films d’épouvantes
catastrophiques. Si ce n’est l’idée d’une catastrophe nucléaire, ou de notre
implication dans les changements climatiques, ou encore de notre manque de
considération envers les autres plus miséreux… Les exemples ne manquent pas.
Mais ils sont tous plus près de nous et moins spectaculaires que ce qu’a déjà
produit Hollywood : à nous d’ouvrir l’oeil pour les découvrirent.

Mario
Bard

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Benoît XVI : exercice d’humilité

Titre : Benoît XVI : L’enfance de JésusAuteur : Pape Benoît XVI
Joseph Ratzinger, devenu pape Benoît XVI, signe ici le
troisième et dernier volume de sa série sur Jésus. Mais, il le précise dans son
avant-propos, c’est la « porte d’entrée » de ses deux précédents
volumes. « J’ai cherché à interpréter, en dialoguant avec des exégètes
d’hier et d’aujourd’hui, ce que Matthieu et Luc racontent, au début de leurs
Évangiles, sur l’enfance de Jésus », indique-t-il.

L’esprit de ce livre de 181 pages peut être lu dans
l’Épilogue. « Toujours à nouveau les paroles de Jésus sont plus grandes
que notre raison. Elles dépassent toujours à nouveau notre intelligence. La
tentation de les réduire, de les manipuler pour les faire entrer dans notre
mesure est compréhensible. Fait partie de l’exégèse juste précisément
l’humilité de respecter cette grandeur qui, avec ses exigences, nous dépasse
souvent, et de ne pas réduire les paroles de Jésus à la question concernant ce
dont nous pouvons  »le croire capable ». »

Ceci étant dit, ce qui intéresse d’emblée, c’est l’approche
non dogmatique mais précisément exégétique et interprétative de l’exercice.
Contrairement aux déclarations officielles, messages et autres documents
romains qui sortent habituellement de sa plume – et qui semblent à certains
parfois manquer de cette humilité si essentielle à l’exégèse – l’écriture se
fait ici questionneuse. Elle donne certes des réponses, mais on comprend beaucoup
mieux le sens de celles-ci en regard des arguments et explications apportés par
le pape.

La démarche qui soutient le livre est expliquée dès le
départ. Pour le pape, « une interprétation juste….requiert deux
étapes ».

D’abord « se demander ce qu’ont voulu dire, à leur
époque, les auteurs de ces textes », la composante « historique de
l’exégèse », mais qui n’est pas un texte à laisser dans le passé.

« La seconde question doit être :  »Ce qui est dit
est-il vrai ? Cela me regarde-t-il ? Et si cela me regarde, de quelle façon ? » »
Le pape rappelle que le texte biblique est écrit par Dieu, « l’ultime et
plus profond auteur, selon notre foi », et que la « question du
rapport du passé avec le présent fait immanquablement partie de
l’interprétation elle-même. »  Rien
d’une lecture d’archive.

Donc, le pape est « entré en dialogue avec les textes…
conscient que cet entretien au croisement entre passé, présent et futur ne
pourra jamais être achevé, et que toute interprétation reste en deçà de la
grandeur du texte biblique. »

Par exemple : Annonciation
et Jésus au temple à 12 ans

Pour arriver à mieux comprendre les textes, Benoît XVI se
réfère parfois aux mots grecs ou hébreux. Un enrichissement certain pour la
compréhension d’ensemble. Il se réfère également à plusieurs spécialistes – une
bibliographie de deux pages donne la liste des spécialistes qu’il a consultés,
des références allemandes, françaises et italiennes – dont le théologien, exégète,
historien et spécialiste français des apparitions mariales, René Laurentin.

Justement, sur la question mariale, il est intéressant de
noter les quelques pages qui relatent l’épisode de l’Annonciation. D’abord, la
formule utilisée par l’ange, « Salut, Marie », qui a été
traduite en grecque par cha?re,
pourrait aussi être interprétée par Réjouis-toi.
« Avec ce souhait de l’ange – pouvons-nous dire – commence au sens propre,
le Nouveau Testament », estime Benoît XVI. Une parole qui revient
d’ailleurs, dans la nuit de Noël, « sur les lèvres de l’ange qui dit aux
bergers :  »Je vous annonce une grande joie » ».

Enfin, le pape fait le lien avec les récits bibliques de
« l’Ancien Testament », un lien sur lequel il insiste tout au long du
livre : l’une et l’autre alliance sont inter-reliées de diverses manières.
Il n’y a pas de discontinuité, mais une continuité qui, pour Benoît XVI, est
essentielle. « Jésus n’est pas venu abolir, mais pour accomplir (cf. Mt 5,
17). Cette connexion, découlant du fait qu’il est Fils, entre une nouveauté
radicale et une fidélité tout aussi radicale, apparaît aussi clairement dans le
bref récit sur Jésus âgé de douze ans; je dirais même qu’elle est le véritable
contenu théologique que vise le récit. [réf. Jésus au Temple à douze ans] ».

Entre autres à cause de cet épisode et de son écriture par
Luc, le pape estime qu’on ne peut interpréter que Jésus soit en rupture avec la
piété de son peuple, et plus précisément de celle du temple, comme l’affirme aujourd’hui
plusieurs exégètes et théologiens. Au contraire, il interprète en partie cet
épisode comme démontrant toute la religiosité de la famille de Jésus et la
démonstration de ce qu’est la liberté du Fils : « C’est la liberté du
Fils et c’est ainsi la liberté de celui qui est vraiment pieux. » Une
liberté « totalement unie à la volonté du Père et qui aide les hommes à
parvenir à la liberté de l’union intime avec Dieu. »

Un livre qui intéressera certainement tous ceux et celles
qui apprécient le pape actuel, et qui aide tout le monde à mieux saisir encore
toute la pensée théologique et ecclésiale de Joseph Ratzinger, devenu Benoît
XVI.

Mario Bard 

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Contes et merveilles de Noël

Titre : « Contes
et merveilles de Noël »Auteur-e-s : CollectifÉdition :TemporaNombre de pages : 172Prix : 26,50 $  

PLes auteur-e-s de cet
ouvrage ont le souci de faire revivre, par le biais du conte, le sens et
l’importance de la Nativité.  Marie et Joseph échangent
entre eux sur ce qui leur arrive et l’histoire prend tout son sens au fil du
récit. On nous présente Marie très heureuse de ce qui lui arrive malgré sont
étonnement à l’annonce extraordinaire d’un ange qui lui révèle qu’elle serait
porteuse d’un enfant exceptionnel.  Plutôt inquiet lors de cette annonce, Joseph comprend
lui aussi l’importance de ce qui arrive et pourquoi sa présence auprès de Marie
et de l’enfant à naître est fondamentale. 

Tantôt c’est l’étoile qui
parle et qui nous fait découvrir les splendeurs où elle conduit. Cette étoile
devient ainsi une bénédiction pour Marie et Joseph mais aussi pour les bergers
et les Mages qui l’observent et la suivent. Rarement, on donne la parole à une
étoile. Mais dans ce conte, l’étoile suscite autant la tendresse que la
protection de sa guidance.

Le conte nous fait entrer
dans la nuit de Bethléem où s’opère un miracle qui suscite l’enchantement. Dans
l’étable, ce petit enfant opère déjà un changement radical de la face du monde
et encore aujourd’hui, nous sommes interpelés par un être aussi petit et humble
qui dégage tant de lumière.

Les « Contes et
merveilles de Noël » nous replongent dans un lointain passé dont
l’histoire offre tout son sens encore aujourd’hui.  Ces contes donnent vie à des enfants, des
hommes et des femmes qui expérimentent le miracle et la magie de Noël.

Ceux et celles qui liront ce
livre seront touchés par la profondeur qu’il recèle.   Les auteur-e-s nous font voyager en douceur
dans un univers où des moments extraordinaires sont décrits. De plus, cette
traversée dans le temps nous permet de redécouvrir le sens de la fête de Noël
afin de poursuivre la réflexion et l’inspiration qu’elle suscite. C’est aussi
un moyen privilégié d’actualiser les Évangiles.

  

Thérèse Miron

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C’est quoi Noël?

Titre : « C’est quoi
Noël? »Texte : Laura LattughiniIllustrations : Silvia GastaldiÉdition : Éditions du SigneNombre de pages : 40Prix : 13,95 $  

Présenter aux enfants la
fête de Noël peut devenir une expérience familiale très enrichissante. Le livre
« C’est quoi Noël? » nous invite à vivre une aventure unique et
merveilleuse pour approfondir le sens et la dimension exceptionnelle de la Nativité. 

Les illustrations fort bien
présentées mettent en images le récit et facilitent la compréhension. L’ouvrage
donne accès aux versets bibliques à partir desquels le parcours se fait et s’inspire.
Par la suite, un récit permet d’incarner l’histoire biblique au temps de Marie
et Joseph. 

L’ouvrage commence avec le
couple qui se rend à Bethléem pour la recension. Tout au long du chemin, nous
suivons Marie et Joseph jusqu’à la naissance de Jésus dans une étable et la
visite des bergers et des Mages.  On
explique aussi la présence de l’étoile et de l’Ange. Ce sont des éléments qui
permettent à l’enfant d’apprendre que Noël vient d’une histoire lointaine et
pourquoi encore aujourd’hui nous célébrons cette tradition importante et
fondamentale. 

Ainsi, l’enfant peut
concevoir l’origine de la fête de Noël et quel en est le sens pour aujourd’hui.
Si la crèche demeure le point central, les auteures ne manquent pas d’expliquer
aux enfants, entre autres, le sens des cloches, du sapin de Noël, des Mages,
des bergers, du boeuf et de l’âne sans oublier, dans la tradition, celle du Père
Noël.

Ce petit livre est un véritable
bijou parce qu’il suscite une exploration simple mais juste pour mieux
approfondir ce qu’est Noël. Les enfants mais aussi les parents et
grands-parents pourront vivre ensemble un moment dont ils se souviendront
longtemps.

Thérèse Miron

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L’énigme du mal et l’espérance chrétienne

Auteur : Gérard RemyÉditions : Médiaspaul, 2012, 535
pages

Comment concilier l’annonce d’un
Dieu « bon » tandis que nous sommes témoins de tant de souffrances et
de morts. Au niveau de notre existence personnelle ou à l’échelle internationale,
nous serions aveugles et inconscients de ne pas constater ce mal autant chez
ceux qui le commettent que chez les personnes qui en sont les innocentes
victimes. 

L’auteur, Gérard Remy, qui a
enseigné la théologie dogmatique pendant une trentaine d’années à l’Université
de Metz, nous invite, tout au long de son livre, à faire un parcours
fondamental et très interpellant. Dans son introduction, il précise bien ce qui
suit : « une religion de type historique comme le judéo-christianisme
se heurte au malheur comme à un fait d’autant plus énigmatique et scandaleux
qu’il lance un défi à un Dieu confessé comme tout-puissant et bon ». 

Aujourd’hui, nous sommes
plongés au coeur d’une profonde mutation sociale et une sécularisation qui
désacralise l’expérience croyante traditionnelle. L’être humain tente de se
convaincre qu’il pourra trouver des réponses absolues sur le sens de la vie, dans
la technique presque déifiée, la consommation à l’outrance, l’État qui devrait
prodiguer le bonheur et le monde des idoles de toutes sortes qui conduisent à
l’asservissement.  Malgré ces tentatives
de course effrénée au bonheur, demeure la question du mal sans réponse
satisfaisante. 

L’auteur n’hésite pas à
parler du tragique de la condition humaine et comment se pose la question de la Providence devant
l’énigme du mal. « La gravité du mal et du malheur dans le monde constitue
une objection redoutable à l’idée d’un Dieu provident que des forces hostiles
tiendraient en échec ». Dès lors, se pose la question de Dieu face au mal.
Est-il présent à ceux et celles qui souffrent ou demeure-t-il silencieux et
impassible?

L’ouvrage nous fait
découvrir, entre autres, la pensée d’Origène et de Saint Augustin qui ont
cherché à comprendre l’énigme du mal et d’un Dieu créateur. Celui-ci aurait-il
aussi créé le mal? Et si oui, pourquoi? Graves interrogations dans un monde qui
encore aujourd’hui se cherche. 

Pour avancer au coeur de ces épineuses
questions, Gérard Remy nous explique que dans l’Ancien Testament, Job demeure
une personne emblématique de la souffrance du juste.  Ainsi, nous sommes amenés à redécouvrir la
profondeur de la réflexion du peuple d’Israël sur la manière de composer avec
la foi en Yahvé et l’expérience du mal.

Le Nouveau Testament nous
fait entrer dans le questionnement radical qui s’impose face à la croix qui
demeure, dans le christianisme, un aspect crucial au sujet de la mort de Jésus,
un innocent. Selon l’auteur, « au malheur sans motif de Job se substitue
une souffrance ouverte sur un sens….c’est dans sa passion et sa mort que Jésus
pardonne à ses bourreaux ».

L’auteur analyse aussi les
nombreuses questions suscitées après Auschwitz et tous les drames qui ont tué des
innocents sans recours. Est-ce possible que leurs cris de désespoir n’aient pas
été assez forts pour rejoindre le Dieu d’amour et de bonté auquel ces gens
croyaient de tout leur coeur? Face à l’indicible souffrance qui ronge l’être
humain, où est le Dieu d’amour? Dieu demeure-t-il en retrait ou est-il
participant à la cause humaine? 

L’Église doit aussi se
laisser interpeller par le mal qui assiège et la mort qui est inéluctable. « Comme
ceux des amis de Job, les beaux discours ont peu d’effet thérapeutique sur
l’état d’une victime, qui n’est pas en mesure de s’y associer, pas même de les
entendre ». C’est pourquoi l’Église doit non seulement prendre en compte
la dimension spirituelle de l’espérance et de l’abandon au Christ mais aussi
les raisons existentielles qui emprisonnent les être humains dans le mal
ravageur. 

 « Que le mal soit physique ou moral, il
plonge ses racines dans une zone inconnue de notre être et les caprices de
notre agir : voilà pourquoi sa maîtrise nous échappe ».  Mais, selon l’auteur, pour ne pas se retrouver
dans une fatalité absurde, l’espérance chrétienne implique l’intégration de la
souffrance au coeur du monde qui gémit et qui porte à l’infini la déréliction de
la croix. Ainsi, le mal qui est commis et le mal qui est subit s’inscrivent
dans l’économie du salut et de la création en devenir.

 

Thérèse Miron

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Vigneault. Un pays intérieur.

Titre : « Vigneault. Un pays intérieur»Auteur : Pierre Maisonneuve Éditions : Novalis, 2012Prix: 26,95$
Gilles Vigneault est bien
connu pour la richesse de sa poésie et ses chansons qui marquent et révèlent
notre histoire. Dans le cadre de ce livre, il se prête volontiers à une
entrevue avec Pierre Maisonneuve pour révéler sa « vie intérieure »
et comment, depuis son enfance, s’est déroulé son parcours.
À Natashquan, Gilles a été
élevé dans une famille très croyante. Pour lui, ses parents demeuraient fidèles
à l’enseignement reçu et si leur foi n’avait pas été une dimension fondamentale
de leur vie, ils n’auraient sans doute pas assumé avec autant de confiance les
épreuves de leur existence. Pour l’enfant qu’était Gilles, le témoignage de foi
de ses parents a été fondamental.
 

Grâce à de l’aide financière,
il a fait, entre autres, des études au séminaire à Rimouski où il a développé
ses connaissances du contexte religieux, de la dimension spirituelle et aussi
de notre patrimoine culturel. Pour lui, ces années d’études ont été très
heureuses et profitables. Il se sent privilégié d’avoir eu la chance de
recevoir une éducation si enrichissante tandis que d’autres jeunes ne pouvaient
se le permettre.
 
 

Gilles Vigneault distingue
la religion qu’il considère trop souvent dogmatique et la spiritualité qui
vient de l’intérieur. Pour lui, l’une peut inspirer l’autre mais chacune est
distincte.  En tant qu’auteur, il a
toujours été animé par sa spiritualité et il ne cache pas le fait qu’il prie
souvent. Il apprécie grandement la musique sacrée et les rituels qui marquent
l’existence. Il découvre avec grand intérêt l’astronomie qui lui offre la
possibilité de mieux comprendre, à l’aide des scientifiques, l’infiniment petit
et l’infiniment grand. Ce qui l’amène à croire qu’il existe d’autres formes de
vie dans l’Univers.
 

Pour ses 80 ans, Gilles
Vigneault s’est fait le cadeau de composer une messe. C’était un projet qu’il caressait depuis de
nombreuses années. Tel qu’il le précise, au départ, ce projet était de nature
artistique mais au fil du temps, cette expérience est devenue une démarche
religieuse. Pour lui, poésie et sacré vont de pair. Gilles croit qu’il existe
une foi horizontale qui est axée vers les autres et  une foi verticale qui cherche et s’oriente
vers l’Infini.
 

Par ailleurs, Gilles
n’impose pas ce qu’il croit. Il laisse les gens libres de faire leur propre
choix. Il n’a pas cherché à imposer sa foi à ses enfants afin de leur laisser
la route libre pour qu’ils puissent choisir ce qui leur semble le plus adéquat de
croire pour assumer leur existence.
 

Si Gilles Vigneault est
reconnu comme un homme qui parle beaucoup, il découvre de plus en plus l’importance
du silence qui le conduit à la prière et au ressourcement. Pareil à un temple
où on peut se retrouver en paix avec soi-même et ce qui nous anime de plus
grand que nous.  Pour lui, la foi est un
pari qu’il assume fort bien.
 

Bien que son regard au sujet
de la vieillesse suscite en lui de la mélancolie, ce regard demeure tendre et
indulgent. Gilles croit en une vie après la vie. Il considère aussi très
important de respecter ceux et celles qui sont morts afin de commémorer leur
souvenir.  Quant à sa mort, il y pense à
tous les jours mais il demeure serein. Cependant il constate qu’aujourd’hui, tous les enfants peuvent
constater la mort, mais elle est vite évacuée. Nous vivons comme si nous étions
éternels, immortels. Cela va de pair avec la suppression des limites…..les
balises et les limites sont précieuses !
 

Gilles Vigneault sera
toujours un homme qui tient à ses racines et les respectent profondément. Son
pays, sa langue et sa culture font partie de ce qu’il souhaite nous laisser en
héritage. Sa foi, vécue souvent en silence, demeure assurément un témoignage de
l’importance du sacré dans notre existence.
 
Oui, le « pays
intérieur » de Gilles Vigneault est grand et il mérite d’être découvert.
 

Thérèse Miron

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Un même souffle de vie – Les Béatitudes de Jésus Le concile Vatican II

Nouveauté livre : les Béatitudes et le ConcileLe Concile Vatican II fait de nouveau l’objet d’une publication. Mgr Paul-Émile Charbonneau, seul évêque canadien français encore vivant qui ait participé au Concile – et maintenant âgé de 90 ans – explore les huit Béatitudes de l’Évangile en les liant à quelques documents phares du Concile, ce qui lui inspire Un même souffle de vie, nouvellement paru chez Novalis.
À la fin de ce court document d’à peine 82 pages, le lecteur a également droit à un entretien, « Propos d’un témoin du Concile », repris de la revue Prêtre et Pasteur, numéro spécial du 50e anniversaire du Concile, juin 2011.
D’abord, l’ancien archevêque de Hull (maintenant Gatineau), y rappelle sa propre expérience comme enfant. À l’époque, le catéchisme était le centre de l’enseignement catholique, et les dix commandements, soulignés à grands traits. Peu de paroles sur les béatitudes qui constituent pourtant, selon lui, un « sublime aggiornamento ».
Il rappelle d’ailleurs, en introduction, les paroles de Jean-Paul II aux jeunes péruviens en 1985 : « C’est uniquement dans l’évangile des Béatitudes que vous trouverez le sens de la vie et la pleine lumière au sujet de la dignité et du mystère de l’homme. »
Ce qui fascine également Mgr Charbonneau, c’est le fait que les Béatitudes soient des « questions », alors que les dix commandements sont des « réponses ».
« C’est tellement plus reposant, plus sécurisant, plus comblant de s’appuyer sur des réponses toutes faites, de vivre dans la chaude atmosphère de certitudes béates », indique-t-il. Alors que de s’appuyer sur les Béatitudes représente une exigence plus grande, celle de « vivre avec des questions; c’est tellement troublant de chercher sa voie dans le clair-obscur de simples invitations, de lointains appels à la liberté évangélique ».
Par ailleurs, dans l’entrevue reproduite à la fin du livre, Mgr Charbonneau revient sur les documents qu’il considère comme les plus importants, ainsi que sur le type d’Église qu’il désire voir se développer à la suite de l’esprit du Concile.
Visiblement, il considère que les baptisés ne sont pas encore reconnus à leur pleine valeur et l’Église, « Peuple de baptisés », n’est pas encore une réalité pleinement accomplie. « Nous nous entêtons à conserver le modèle constantinien au lieu de passer au modèle proposé par Vatican II, inspiré des trois premiers siècles, où la conscience des chrétiens, disciples du Christ, d’être le Peuple de Dieu était prédominante ».
Il considère que l’Église ne vit « pas une crise du sacerdoce », mais une « crise de baptêmes endormis. » (En gras dans le livre). Selon lui, passer d’une « Église cléricale » à une « Église, peuple de baptisés » constitue « la grande urgence aujourd’hui ».
Cet ouvrage, de belle facture, inspire une réflexion simple, très facile d’accès, une introduction à cet « esprit du concile » selon Mgr Charbonneau. Le lien avec les Béatitudes est vraiment très stimulant et mène le lecteur vers une réflexion vraiment personnelle et spirituelle, dans la mesure où l’auteur parle au ‘je’ et n’a pas peur de faire état de ses propres difficultés à suivre l’Évangile et à entrer dans l’esprit de ce Concile qui marque clairement pour lui, un passage fondamentale de sa vie chrétienne.

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Les aventures de John Bradburne, d’après l’Esprit

Éditeur : SalvatorPages : 512Prix : 36,95 $Sujet(s) : BiographiesDistribution au Québec : Médiaspaul

Permettez-moi cette allusion à la célèbre phrase des « Aventures de Tintin, d’après Hergé ».
Parce que la vie du personnage dont je vais vous parlez est tout, sauf
ennuyante. Et l’aventure y occupe une place centrale. 

Racontée comme un roman, la biographie de John Bradburne, Le vagabond de Dieu, est passionnante. Nous
sommes ici devant un ouvrage remarquable, tant par la qualité de la recherche
que dans la narration, digne d’un roman. L’auteur, Didier Rance, historien de
formation, diacre et ancien directeur national d’Aide à l’Église en Détresse-France
nous transporte dans cette vie inclassable avec subtilité, humour, et force
description.

Le lecteur est plongé dans la réalité d’un homme hors-norme, paradoxal,
et finalement, devenu amoureux fou de Dieu.

Trois grandes lignes de force font de ce livre un indispensable des
soirs d’automne auprès du feu.

D’abord, le sujet.  John Bradburne
est un anglais, fils de pasteur anglican de la Haute-Église,
et converti au catholicisme dans les années 40. En lui-même, il possède toutes
les qualités de l’aventurier parfait. Enfant, il grimpe aux arbres, se promène
dans la campagne anglaise, accomplit mille facéties, et est plutôt loin de tout
ce qui s’appelle religieux, même avec son titre de fils du pasteur.

Ensuite, la recherche exhaustive. Des annexes permettent de mieux
comprendre certains aspects historiques plus nébuleux ou de les approfondir, de
manière encyclopédique.

Enfin, la plume descriptive et détaillée de l’auteur nous transporte facilement
dans la verte Angleterre, dans l’Afrique postcoloniale traversée par les
guerres civiles, en passant par l’Asie du sud-est dont les jungles ont été le
théâtre de quelques-uns des pires combats que les anglais aient mené lors de la
Seconde guerre mondiale.

François, John et
les lépreux

Osons la comparaison : Bradburne est un François d’Assise des temps
modernes. D’ailleurs, il en deviendra l’un des disciples les plus fervents. Mais,
tout comme François, Bradburne ne saura pendant longtemps ce qu’il voudra faire
de sa vie, en plus d’être toujours prêt à faire la fête! Un aspect qui
rejoindra sûrement de nombreux contemporains post-modernes qui, eux aussi, tardent
à choisir un style de vie, un métier ou une vocation, en plus de bien aimer faire
la fête… Le Vagabond de Dieu sera
donc soldat, bûcheron, maître d’école, ermite, clochard, maçon, sacristain,
comédien, vendeur, infirmier, et j’en passe.

Il finira sa vie – en martyr selon le livre – en Rhodésie, le Zimbabwe
actuel, tué dans les violences qui porteront au pouvoir Robert Mugabe,
d’abord premier ministre, puis président devenu dictateur, et toujours en poste
aujourd’hui. Dans cette dernière tranche de vie, il aura trouvé sa vocation en devenant
le soignant aimé et respecté d’une communauté de lépreux installé à Mtemwa, localité
située au nord-est du pays.

Poésie

En plus de découvrir celui qui pourrait devenir – officiellement – une
figure sainte et ecclésiale marquante du 20e siècle, Didier Rance
nous rappelle que Bradburne est un l’un des poètes anglais les plus appréciés
du siècle dernier, toutes confessions ou croyances confondues.

Malheureusement, dans les extraits choisis, la traduction française ne rend
pas toujours justice au ton du poète, qu’on devine tendrement fantaisiste, une
situation que Rance lui-même reconnaît. Par contre, celle-ci nous donne le goût
d’en apprendre davantage sur les écrits d’une figure qui gagnerait à être mieux
connue des francophones catholiques.

Mario Bard 

Liens d’intérêts

Présentation de
John Bradburne en 2005

http://www.spiritualite2000.com/page-48.php

La « John Bradburne Memorial Society »
(en anglais)

http://www.johnbradburne.com/

Site web présentant
la poésie de John Bradburne (en anglais)

http://www.johnbradburnepoems.com/

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Occident et rencontre des cultures. La pensée de Benoît XVI

Auteur : Stéphane BürgiÉditions : Médiaspaul Canada, 2012

On serait enclin à dire que
la réflexion de Benoît XVI s’articule foncièrement à partir de la promotion de
la doctrine et de la dogmatique catholiques. L’auteur de l’ouvrage, Stéphane
Bürgi, qui est doctorant en études du religieux contemporain, nous fait
comprendre que la pensée du Pape au sujet de notre monde s’inscrit
fondamentalement dans un souci de la dignité de tous les êtres humains et que
la foi est un appel à mieux vivre et surtout à sortir d’un relativisme qui
exclut la relation vitale à Dieu et désenchante de plus en plus l’Occident.
Pour nous permettre de
comprendre, l’auteur nous présente les grands axes qui ont marqué le futur
pape, Joseph Ratzinger. D’abord sa famille, son éducation et sa formation
intellectuelle et existentielle. Sans oublier le fait qu’il a connu la montée
du nazisme à laquelle il a été confronté. Il a compris que l’exclusion radicale
de Dieu en tant qu’être suprême au profit d’un régime politique totalitaire
conduisait à la destruction et à la mort. 
Trop souvent, nous oublions les étapes cruciales qui ont marqué Joseph
Ratzinger et comment ces moments ont été déterminants dans l’évolution de sa
foi et de sa compréhension du monde.

Au fil de son parcours, tant
à titre d’enseignant universitaire que dans son évolution dans le clergé, le futur
Pape a maintenu son travail acharné afin qu’en Occident la foi ne soit pas une
contrainte et une source de division au sein des cultures mais plutôt un appel
au dialogue et une inspiration authentique pour les changements politiques dont
la mondialisation, la technologie, la laïcisation sans oublier l’exclusion des
valeurs spirituelles reléguées au privé. 

Malgré ce travail très
difficile et fort complexe, Benoît XVI a poursuivi une  recherche constante de la vérité qui selon
lui n’est pas un poids objectif à supporter mais plutôt une expérience qui
rejoint l’être humain dans sa quête existentielle la plus profonde.  Pour le Pape, la rationalité sécularisée et la
technologie à l’outrance sans référence éthique véritable ne règle pas tout
parce qu’elles conduisent à une emprise qui détruit la liberté humaine au
profit d’un idéal mobilisé par la dictature de la raison.

Les cultures seront en
mesure de retrouver un véritable dialogue lorsqu’elles auront véritablement compris
ce qu’est la dimension religieuse dans l’expérience d’une société en quête de
sens et de vérité. La Transcendance,
selon le Pape, n’est pas un ajout à l’expérience quotidienne, mais bien une descente
au plus profonds des racines de notre histoire humaine.

« L’originalité de la
pensée de Benoît XVI, nous rappelle l’auteur, est donc d’aller chercher au coeur
même des grandes religions de l’humanité le ressort dont l’être humain a besoin
afin de s’ouvrir à l’altérité et à la raison ».

Face aux doutes et aux
questionnements qui marquent notre époque, le Pape continue d’appeler notre
monde à un humanisme ouvert à l’Absolu. Benoît XVI   est très conscient de la crise de la
modernité et de son enfermement de la raison dans la technique. Il maintient cependant
« l’idée qu’un dialogue entre le monde de la foi et celui de la
rationalité séculière est possible et nécessaire », même s’il sait que la Transcendance est en
opposition aux courants qui dominent la culture occidentale.

 

Thérèse Miron

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Faites le plongeon

Auteur : Timothy RadcliffeÉditeur : NovalisModèle : 9782896465224Prix: 29.95 $

Le dominicain, Timothy
Radcliffe, est bien connu pour ses écrits. Dans son livre intitulé :
« Faites le plongeon », il nous invite à redécouvrir le sens chrétien
du baptême. Pour ce faire, il aborde la signification de chacun des moments du
rituel et présente l’histoire du baptême dans l’histoire chrétienne.  Son propos s’inspire de l’ancien testament pour
nous conduire jusqu’à signification de l’expérience fondamentale de Jésus. En
faisant ce parcours, Timothy Radcliffe propose une réflexion renouvelée sur l’importance
du baptême vécu dans le contexte d’aujourd’hui. 

Aborder le sens du baptême
aujourd’hui est certainement un réel défi à relever. Nous vivons une période
difficile à bien des niveaux et la foi chrétienne n’est pas exempte de ce temps
de questionnements et de ruptures. Comment le rituel du baptême peut-il devenir
une histoire qui s’enracine véritablement au coeur de l’existence pour découvrir
la présence et l’amour inconditionnel du Christ? 

L’auteur n’évacue pas les
questionnements qui font partie de notre quotidien, tant aux plans personnel,
social que mondial. Il témoigne de sa propre expérience en y mettant une bonne
dose d’humour. Il suggère des pistes qui éclairent la foi chrétienne afin d’explorer
notre mission d’engagement en tant que personnes baptisées. Timothy Radcliffe
nous invite aussi à questionner notre conception de l’Église afin de contribuer
à lui donner un second souffle pour poursuivre sa mission parfois contre vents
et marées. 

Dans son épilogue, l’auteur
rappelle ce qui suit : « Comme enfants sur les fonts baptismaux, nous
apprenons la confiance dans un amour qui est inébranlable. Mais comme adultes
en Christ, nous découvrons comment cet amour peut mettre notre vie sans dessus
dessous et nous refaire. C’est amour est transformant parce qu’il est l’amitié
de Dieu; et jamais l’amitié vraie ne laisse quelqu’un inchangé ».  FERONS-NOUS LE PLONGEON?

« Faites le
plongeon », un livre du dominicain Timothy Radcliffe à découvrir à méditer
et à partager. Éditions Cerfs/Novalis, 2012.

Thérèse Miron

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Elles ont vu Jésus, les femmes de l’Évangile

Auteure : Joëlle Chabert-ChoisnardÉditeur : Les Éditions NovalisISBM : 978289646430Nombre de pages : 120Voir la résurrection au fémininSi les femmes entourant les principaux protagonistes de l’Évangile avaient pu s’exprimer plus largement, elles auraient dévoilé des détails très terre-à-terre, très liés à toutes les tâches qu’elles avaient à effectuer au quotidien, entourant les grands événements dont elles ont été témoins. Un emploi du temps qui, à première vue, semble anodin. Détrompez-vous.
C’est de résurrection et de vie dont il est question à travers ces récits. Le style de l’écriture en témoigne.Elles ont vu Jésus, les femmes de l’Évangile, de Joëlle Chabert-Choisnard, publié chez Novalis, nous transporte par la porte de derrière à travers dix épisodes bien connus des livres de la Bonne Nouvelle, que ce soit l’histoire d’Élizabeth, de la Samaritaine ou des deux soeurs que sont Marthe et Marie.
L’éclairage très terre-à-terre de ce court recueil de 120 pages, format poche, donne un souffle plein de fraîcheur aux épisodes choisis. Et les détails de chacun d’entre eux sont « loin d’être innocents » comme le dit l’expression.
Ils permettent de mieux comprendre le quotidien, le contexte politique et certaines des croyances très fortes de l’univers de Jésus. Par exemple dans l’histoire d’Élizabeth, toute la croyance entourant le fait qu’un couple sans enfants n’ait pas la bénédiction de Dieu est bien décrite.
Puis il y a aussi l’histoire des mariés de Cana où l’invitée principale est ici Marie. L’auteure y fait une description toute personnelle de la vierge, qui pourrait bien faire jaser: « Rien de ces femmes qui passent leur vie à servir leur famille, rien de la soumission doucereuse de celles dont la vie est aussi plate que la mer de Génésareth par beau temps. Marie savait ce qu’elle voulait ».
Dans l’histoire de la samaritaine, l’utilisation du procédé est très efficace. Joëlle Chabert-Choisnard met en scène, en plus des protagonistes que nous connaissons tous, la fille fictive de la samaritaine. C’est sa version de l’histoire qui nous est racontée avec beaucoup d’émotion et de vivacité. La description de l’atmosphère étouffante du midi est particulièrement réussie et les détails qui entourent la rencontre autour du puits nous rappellent tout le caractère inusité de celle-ci.
Le point commun à toutes ces femmes est la force de caractère dont elles font preuve. Inspirantes, décrites dans leur époque mais résolument modernes, elles nous font souhaiter que leur présence ait été encore plus forte dans les Évangiles synoptiques.
Bien sûr, elles sont présentes. Elles sont les premières à voir Jésus ressuscité et à en témoigner. Mais ce livre leur donne une force de parole supplémentaire : celle de femmes qui témoignent déjà, dans leur quotidien, de la pleine résurrection du Christ Jésus… avant même cette résurrection. Paradoxale direz-vous. Mais, c’est l’impression qui s’en dégage : ces femmes comprennent déjà, avant l’heure, la force et l’impact des transformations proposées par le Fils de Dieu.
En ce sens, ce livre de fiction est une véritable Bonne Nouvelle, une parole catéchétique, un Évangile qui fait du bien!Lien d’intérêt :Recension du livre sur le site web d’Interbiblehttp://www.interbible.org/livres/2012/978-2896464630.html

 

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Paul vol. I Soldat de la vérité – Manga

Matthew Salisbury Illustration : Sean Lam Éditeur : Ed. de l’EmmanuelISBN : 9782353891474 (2-35389-147-4)Prix : 12,95 $Manga : l’émotion pure mise en imageLe manga Paul, soldat de la vérité ouvre bien la nouvelle année scolaire et pastorale. Ce qui devrait ravir les responsables en pastorale jeunesse et en catéchèse.
Ravis parce que le genre risque fortement d’intéresser les enfants et les adolescents, en plus des amateurs de bande dessinée adulte. Ce manga représente donc un outil complémentaire très pertinent pour faire saisir toute la charge émotive qui manque souvent à la lecture des livres de la Bible.
D’abord, résumons pour les néophytes : un manga est une bande dessinée japonaise. Elle se lit d’ailleurs comme un livre japonais – même en français – c’est-à-dire de droite à gauche, de haut en bas. Le phénomène est énorme au Japon puisque « le quotidien japonais Mainichi a estimé en 2008 à 60 % le nombre de Japonais qui lisent au moins un manga par semaine », rapporte Wikipédia dans son article consacré au genre artistique.
Ce soldat de la vérité est librement inspiré du livre des Actes des apôtres. Il est romancé, mais les créateurs indiquent qu’il « reste fidèle au récit de la Bible ».
Si les connaisseurs pourront en effet y voir aisément les libertés romanesques prises par les créateurs Matthew Salisbury et Sean Lam au dessin, l’ensemble est très pertinent pour mieux comprendre l’esprit de feu de Saint-Paul. Les dessins nous aident à saisir toute la présence et l’arrogance de Saint-Paul, du moins dans ce premier tome où, fidèle à la tradition du manga, rien n’est caché. La mort des chrétiens sous son épée est clairement représentée et la violence qui l’accompagne non atténuée.
D’ailleurs dans le manga, il y a toujours ce côté tragique qui, je ne sais pourquoi, semble faire partie du genre.
Le livre est petit, s’insère facilement dans la poche, et la lecture se fait en un rien de temps. Par contre, comme toute bonne bande dessinée, l’amateur y retournera de temps en temps avec plaisir, car le dessin est en lui-même oeuvre d’art et source constante d’inspiration.
La collection, proposée par les Éditions de l’Emmanuel et distribuée au Québec par Médiaspaul, comprend les deux autres tomes du soldat de la vérité, ainsi que deux tomes consacrés à Judith, présentée comme libératrice de son peuple.
Un site web présente les différents héros de cette collection, www.mangahero.com. En plus des personnages de Saint-Paul et Judith, les créateurs proposent un manga sur… Benoît XVI! Celui-ci était présenté à l’occasion de la Journée Mondiale de la Jeunesse qui se déroulait à Madrid en 2011.
Enfin, si vous êtes un amateur de vin, sachez que le meilleur livre du monde sur le vin, selon l’Encyclopédie libre Wikipédia, est un manga! Les gouttes de Dieu a été reconnu comme tel lors du Gourmand World Cookbook Awards 2009, événement international qui, depuis 1995, reconnaît les meilleures productions livresques en matière culinaire. « Fin 2008, plus de 2,2 millions de copies du manga s’étaient écoulées ».
Oh oui, dernier avis! À la génération qui a connu et aimé Albator, Candy ou encore l’imbattable Goldorak, tous très « mangaesque » de par leurs dessins, vous serez sûrement de retour en enfance!

 

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LA CROISSANCE DE L’ÉGLISE

Outils et réflexions pour dynamiser nos paroissesPréface Mgr Gérald-Cyprien Lacroix, archevêque de QuébecISBN : 978-2-84024-429-5224 pagesÉditions des Béatitudes, distribution Médiaspaul

Enfin, parler croissance!Croître est un mot avec lequel les catholiques en général ne sont plus habitués, sinon pour parler des plantes de leurs potagers ou pour parler de son opposé : la décroissance.
C’est pourquoi le livre La croissance de l’Église pourrait en réjouir plus d’un.
Pierre-Alain Giffard, docteur en théologie spécialisé dans l’organisation pastorale des Églises locales et des paroisses et enseignant au Grand Séminaire de Montréal, y offre des outils inusités dans la culture catholique d’ici, et qui pourront certainement servir une réflexion plus large concernant les nombreux possibles d’un retour de la croissance dans les paroisses.
Inusités parce qu’inspirés des méthodes de croissance utilisées par des Églises protestantes, principalement évangéliques. Il donne entre autres l’exemple de plusieurs pasteurs membres d’un mouvement plus large qui prônent la croissance des Églises, dont Rick Warren, pasteur fondateur de la Saddleback Valley Community Church en Californie, ou encore Dale Galloway, fondateur de la New Hope Community Church.
Inusités également car plusieurs propositions proviennent du monde de la gestion ; utilisation de graphique de croissance; recherche de l’efficacité; diagnostic d’une situation; liste des objectifs de croissance chiffrés; etc.Les laïcs : véritable coeur de la communautéUn élément central revient régulièrement dans la croissance de ces Églises : la participation très active des laïcs. Un élément qui n’est jamais secondaire. Au contraire, un des lieux de fondation de plusieurs d’entre elles est justement la maison des laïcs parfois nommée « cellules de maison ».
Des rencontres hebdomadaires s’y déroulent ; prière, partage sur l’action de Jésus dans sa vie quotidienne, enseignement sur la Parole et envoie en mission composent la soirée. Lorsqu’un groupe atteint 15 personnes, il se scinde. La célébration du dimanche devient alors le rassemblement de tous ces groupes. Et cet élément, lié à plusieurs autres, permet d’assurer une croissance exponentielle assez fascinante selon ce que démontre l’auteur.
Par contre indique Monsieur Giffard, et selon Rick Warren, « il n’y a pas de stratégie unique pour assurer la croissance », même si certains points communs ont pu être observés. D’abord, les « pasteurs s’attendent à ce que leurs assemblées grandissent, ils croient en l’action de Dieu et en ses promesses ». Aussi, les « communautés en croissance ont une identité claire et précise. Elles savent pourquoi elles existent et quels sont leurs buts ».
Enfin, le pasteur Warren indique un point qui risque d’intéresser plusieurs catholiques québécois : « Les églises en croissance visent à rejoindre les personnes réceptives, les églises qui stagnent cherchent à réintégrer les personnes qui les ont quittées ».Jésus sauveur : point centralDes catholiques lisant ce livre seront peut-être plus mal à l’aise avec certains propos tranchés, dont celui concernant un point considéré comme crucial par Monsieur Giffard afin d’assurer la croissance numérique et spirituelle des Églises : « Jésus est le seul sauveur ». En effet, il faut être convaincu que « le Christ est la révélation complète et finale de Dieu à l’humanité ».
Si cela paraît évident au premier abord, Monsieur Giffard écrit : « les chrétiens doivent dissiper le flou sur la doctrine du salut », ce qui selon lui, finit par paralyser la mission.
« Malgré les nombreuses richesses des autres religions, il n’y a pas d’autres chemins pour aller à Dieu [...] Jésus étant l’unique voie de salut, persuader les hommes et les femmes de le recevoir comme Sauveur et de le suivre ne relève pas du prosélytisme, c’est un devoir ».
Monsieur Giffard écrit : « Les responsables d’Église devraient donner la priorité aux actions permettant la multiplication des personnes sauvées, baptisées et incorporées à la communauté chrétienne. Le service social et le dialogue avec les autres religions sont des activités importantes, mais elles ne devraient pas remplacer l’action pour retrouver les brebis perdues ».
Et se basant toujours sur Donald McGavran, fondateur du Mouvement pour la croissance des Églises, Monsieur Giffard écrit : « L’auteur justifie sa vision en disant que plus les chrétiens seront nombreux, plus il en découlera des améliorations sociales. Moins il y aura de chrétiens, moins l’amélioration des conditions sociales sera possible ».
Une question se pose pour les catholiques : ces propos vont-ils dans la ligne de ce que les Père conciliaires affirmaient?
Ainsi, tout en reconnaissant l’unicité de Jésus sauveur et le devoir des chrétiens de le faire connaître – voir en particulier le chapitre 17 de la Constitution Lumen Gentium – les Pères conciliaires ont tenu à déclarer que les autres traditions portent aussi des lumières : « Elle exhorte donc ses fils pour que, avec prudence et charité, par le dialogue et par la collaboration avec les adeptes d’autres religions, et tout en témoignant de la foi et de la vie chrétiennes, ils reconnaissent, préservent et fassent progresser les valeurs spirituelles, morales et socio-culturelles qui se trouvent en eux ». (Déclaration Nostrae Aetate, fin du chapitre 2).
Alors, comment le lecteur catholique recevra-t-il la réflexion sans détour de Monsieur Giffard?
Donnons-lui justement le mérite de provoquer cette réflexion. Et les nombreux outils qui sont proposés dans cet ouvrage devraient être étudiés avec intérêt par les responsables de paroisses, pasteurs, laïcs, paroissiens.Liens d’intérêtBlogue de l’auteur contenant de multiples références mentionnées dans le livrehttp://croissancedeseglisesoutils.blogspot.ca/ Paroisse française ayant appliqué plusieurs principes de croissancewww.paroissesanary.fr

Quand Soeur Emmanuelle utilise le langage des affaires…http://www.paraboles.net/site/business_14.php

Les catholiques ne sont pas les seuls dont les églises se vident…http://www.paraboles.net/site/edito_aspi.php

 

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Éric Mangin : Maître Eckhart ou la profondeur de l’intime

Éditions : Seuil, mai 2012Auteur : Éric ManginISBN : 978-2-02104605-2Éric Mangin signe ici une oeuvre remarquable, tant elle donne avec précision et clarté les tenants et aboutissants de la pensée de Maître Eckhart, dominicain des 13e et 14e siècles, sur cette question qui lui est si chère : l’intime.Et contrairement à ce que pourrait s’imaginer l’être humain post-moderne souvent à la recherche d’évasions intérieures sans lendemain, pour Maître Eckhart, « l’expérience de l’intime n’est pas une fuite du monde ni une forme d’indifférence à l’égard des autres, mais elle instaure une relation authentique, une ?solitude intérieure? qui donne à l’homme d’être uni à Dieu et présent au monde », souligne l’auteur dans son introduction. Et, tout au long des 247 pages de l’oeuvre, Éric Mangin décortique avec brio la pensée du maître.
L’auteur est théologien, philosophe et maître de conférences à la Faculté de philosophie catholique de Lyon. Il connaît bien son sujet puisqu’en 2005, il a traduit et présenté le Commentaire du Notre Père, puis La mesure de l’amour, sermons parisiens en 2009, et tout dernièrement, le quatrième volume des Sermons allemands, Le silence et le Verbe.Sa connaissance de l’allemand lui permet également de nous donner toutes les nuances et saveurs exactes des mots écrits et prononcés par Maître Eckhart.Moderne avant les modernesLa modernité de Maître Eckhart est exaltante, ainsi que son universalité. Par exemple, on a parfois l’impression qu’un bouddhiste comprendrait parfaitement ses propos sur la souffrance, à la différence près qu’on a toujours en tête une perspective chrétienne. Ses propos deviendraient certainement très intéressants lors d’un dialogue chrétien-bouddhiste sur la souffrance.
Quant à la modernité, il sera intéressant pour le lecteur de s’attarder au milieu du livre – bien que l’oeuvre ait plusieurs ‘coeurs’ – alors qu’est abordée la question de la liberté intérieure. Cette liberté qui nous permet de faire le bien et le mal.
Tout comme Abélard ou encore Thomas d’Aquin, Éric Mangin estime que le Maître envisage cette question à partir des prémisses de la théologie morale la plus classique. Mais, contrairement à ses prédécesseurs, l’auteur estime que le Maître n’insiste pas tant sur le péché que sur « l’attitude intérieure ». Le tout s’inscrivant dans le bon vieux débat des oeuvres…
« Dieu ne tient pas compte des oeuvres en soi, mais uniquement de l’amour, de la dévotion et de l’état d’esprit qui les inspirent », écrit Maître Eckhart. « Nos oeuvres ne comptent pas tant pour lui que notre disposition d’esprit dans toutes nos oeuvres et notre amour pour lui seul en toutes choses ».
Une disposition d’esprit qui, clairement, fait appel à notre désir d’entrer en relation avec un Dieu qui n’est pas une règle, mais la source/personne même de l’amour qui met en action.
Dans ce livre, plusieurs phrases et paragraphes sont des moments de pure jouissance mystique. Pour y arriver, ce livre est divisé en trois parties : Le détachement comme chemin vers l’intime, Figures de l’intime et L’espace d’où procède l’écriture.
À qui recommander ce livre?
Un docteur du coeur dirait sûrement qu’il faut l’apporter avec soi lors d’un voyage au monastère. Une grande dose est également recommandée à tous ceux et celles qui souffrent d’activisme aigu. Enfin, l’auteur ouvre toute grande la porte à la connaissance de Maître Eckhart, ce livre représentant une très bonne introduction à son oeuvre et au coeur de sa pensée.Liens d’intérêtQuelques notes sur l’auteurhttp://www.seuil.com/auteur-13215.htm Recension par l’UCLhttp://www.univ-catholyon.fr/ecoles-fac-instituts/philosophie/maitre-eckhart-ou-la-profondeur-de-l-intime-90705.kjsp?RH=1296213075241 Jean Bédard, un québécois qui s’intéresse de très près à Maître Eckharthttp://www.jeanbedard.com/jean/francais/default.asp

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Espérer envers et contre tout

Un juif et un chrétien après AuschwitzDieu et la souffrance extrêmeCe livre date de 1993, mais la traduction française nous est nouvellement proposée cette année par les Éditions Salvator, dans sa collection Controverses. Deux personnalités proposent, dissertent, déclarent, réfléchissent et s’indignent dans ce volume d’entrevues.
D’abord, Johann Baptist Metz, philosophe et théologien allemand – franchement peu connu du grand public d’ici -, et Élie Wiesel, humaniste et auteur reconnu mondialement, Prix Nobel de la Paix en 1986.
Le point commun? La Seconde guerre mondiale. Comme beaucoup d’adolescents allemands, Metz sera enrôlé de force par l’armée à la fin de la guerre, alors que Wiesel connaîtra la déportation au camp d’extermination d’Auschwitz.
À partir de ces moments charnières et traumatisants, la perte de l’innocence hante à jamais les deux hommes, qui demeurent tout de même croyants.
L’intérêt toujours vif de ce livre, publié il y a presque vingt ans, réside principalement dans la question du rôle de Dieu dans la souffrance des humains. Quel est son lien avec la souffrance? Une autre question revient souvent : les chrétiens ont-ils suffisamment conscience de l’atrocité d’Auschwitz dans leur théologie?
Malheureusement pour le lecteur qui a peu ou aucune étude en philosophie, l’entrevue avec Johann Baptist Metz sera souvent difficile, ardue et incompréhensible du fait de ses références très spécialisées. Il y aborde des questions comme la théodicée, l’esthétique et l’éthique, la rencontre avec la philosophie et la théologie. Par ailleurs, un public éduqué dans ces divers sujets et intéressé par ces questions, sera ravi de lire Metz.
Le grand public regardera plutôt du côté de Wiesel pour mieux s’y retrouver. On y « entend » l’humaniste habitué de parler aux foules.
Ceci dit, qui risque la lecture de la première partie ne sera pas déçu par le haut niveau de réflexion que son protagoniste propose. Qui plus est, la question de la souffrance apportée par les événements vécus à Auschwitz n’a que très peu teinté le christianisme populaire de ce côté-ci de l’Atlantique. Une lacune sur laquelle il faudrait se pencher. Quelle place est dévolue à Dieu dans cette souffrance extrême? Qu’est-ce que cela dit ou non de Dieu, de l’humain? Les entrevues, exigeantes et sans concession, nous invitent à aller plus loin.Extraits : Johann Baptist Metz : « Le christianisme ne devrait pas avoir l’ambition d’être la bonne conscience d’une bourgeoisie extrêmement mobile et activiste. Être sur une ?telle hauteur de l’époque?, dans ce genre de simultanéité, pourrait facilement le rendre superflu.»Metz, pour une culture « narrative » à développer dans la tradition chrétienne : « Une telle culture du récit serait également importante de nos jours en référence à ce que nous appelons en christianisme et en théologie ?la crise de la tradition ou de la transmission?, qui ne menace pas seulement les racines de la religion, mais aussi plus généralement celles d’un comportement empreint d’humanité. »Extraits : Elie Weisel : « Quand j’observe le monde qui m’entoure, je ne vois que désespoir. Et, malgré tout, je dois, nous devons tous essayer de trouver une source d’espoir. Nous devons croire en l’homme en dépit de lui. »« Parce que je suis né juif, le judaïsme, la tradition juive, conditionne ma vie. Être juif me permet d’être humain. J’aimerais que vous puissiez en dire autant pour ce qui est de votre rapport à votre religion. »« Être fidèle à la vérité. Voilà la chose la plus importante que nous pouvons apprendre les uns des autres. La vérité est unique, mais divers chemins y conduisent. »Liens d’intérêt :Visite virtuelle d’Auschwitz (en anglais)http://en.auschwitz.org/m/ Un combat jamais fini, comme en fait foi cet article (en anglais), concernant un prix retourné à la Hongrie, par le Prix Nobel de la Paix 86.http://www.nydailynews.com/blogs/pageviews/2012/06/elie-wiesel-to-hungary-keep-your-award

La théologie politique, champ d’intérêt de Metzhttp://fr.wikipedia.org/wiki/Théologie_politique

 

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J’AI BESOIN DE TOI

Denis Paquin, O.F.M.imageÉditeur : Les Éditions NovalisDate de publication : 2011-03-10ISBN : 9782896463602Nombre de pages : 128À vos pinceaux : on change l’image de DieuMaurice Zundel est une figure incontournable, mais encore peu fréquentée – trop peu diront quelques-uns – par les chrétiens du 20e siècle. Son langage est parfois hermétique, un peu trop bavard pour certains. Étrange pour un homme qui écrit si bien sur le silence! Paul VI disait : « c’est une sorte de génie, avec des fulgurations ». En 1972, Le pape avait d’ailleurs demandé à Zundel de prêcher la traditionnelle retraite du Carême. Celle-ci avait été publiée sous le titre « Quel homme et quel Dieu? ».
Denis Paquin est franciscain et décortique depuis longtemps la pensée de Zundel. Pendant plusieurs années à Radio Ville-Marie, il a animé une série sur Zundel, portant sur le thème de la libération de l’homme. Libérer de quoi? De ces nombreuses images de Dieu qui, selon Zundel, n’ont rien à voir avec ce que Jésus est venu agir et dire sur Dieu. Pour paraphraser Zundel, nous pourrions dire que « nous en sommes encore au dieu pharaon ».
La grande pertinence de l’ouvrage publié chez les Éditions Novalis est de nous aider à entreprendre cette recherche à propos de cette image de Dieu qu’a redécouverte Zundel dans les Évangiles. Ce qui lui a valu pendant longtemps la mise au silence par les autorités ecclésiastiques tellement cette vision de Dieu était, et demeure, tout simplement révolutionnaire.Une évolution construite pour l’hommeDans le chapitre intitulé « Croire en l’homme », Denis Paquin revient sur un thème un peu trop cher aux chrétiens depuis des centaines d’années : le péché. « Ne parlez jamais de péché, mais de privilège, de sainteté engagée et exigée », écrivait Zundel. « Ne parlez surtout pas de péché mortel. Mon Dieu! On a empoisonné les gens avec cette idée! » Zundel écrivait encore : « Ils vivent dans la médisance, dans la calomnie, dans le vol, dans l’injustice, dans les ambitions ecclésiastiques, dans le despotisme du pouvoir et de l’autorité, et ils n’ont pas de scrupules.» Le reste est encore plus étonnant. « Mais parce que l’image du corps leur a passé dans le cerveau, ils s’imaginent qu’ils sont perdus. Mais non, il faut s’habituer à voir tout cela dans la lumière, dans le respect, dans la sainteté ».
À la suite de ce passage tout à fait surprenant, Denis Paquin écrit : « Le péché, existe. Il se manifeste dans notre refus de collaborer avec Dieu dans la Création et la marche du monde, et dans la tentation de couper la relation avec Lui ».
« Le vrai mal, c’est quand l’homme refuse de s’engager, de se créer lui-même et de créer le monde par la suite », écrit Denis Paquin.
Ce passage donne le ton de l’oeuvre. À chacun des huit chapitres, « J’ai besoin de toi » explore avec concision, simplicité et un esprit méditatif, ce pourquoi Dieu existe : l’être humain et la relation qu’il désire établir avec lui.
Fort heureusement, cette courte présentation de l’oeuvre de Zundel par Denis Paquin donne le goût d’explorer encore bien davantage l’oeuvre du prêtre, poète et mystique Suisse. Et d’ainsi commencer notre travail d’intériorisation du Règne de Dieu.Liens d’intérêtAssociation des Amis de Maurice Zundel au Canadahttp://www.mauricezundel.ca/mz_qdn.php

Éditions Anne Sigier, éditrice de plusieurs oeuvres de Maurice Zundel pour le monde francophonehttp://www.annesigier.qc.ca/accueil.html

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Dans la Beauté de la Paix

Dans la Beauté de la Paix, Dom René Salvas, OSB  (Novalis)La paix du cloître gagné petit à petitSi vous êtes du type cynique – et tannés de l’être -, sachez que le centenaire de l’abbaye de Saint-Benoît-du-Lac pourrait vous donnez l’occasion de changer d’attitude. Ou plutôt, la lecture de l’histoire de ce morceau de courage fondé en terre québécoise le 4 décembre 1912, « en la fête de l’illation de Saint-Benoît », vous fera vraiment croire que la Providence existe.
En parcourant cette histoire proposée par Dom René Salvas, archiviste de la communauté, on ne peut qu’admirer le courage et la ténacité d’une fondation qui prendra du temps avant d’atteindre l’équilibre de la vie monastique tant recherchée. Les premières années tiennent tout simplement de l’épopée. D’ailleurs, Dom Paul Vannier, fondateur de l’abbaye, écrivait en 1913 : « Tout est déception autour de moi. Notre situation est impossible. Je ne suis pas encore aux abois, mais je marche à la ruine. » Étonnant qu’il n’y ait pas encore de film en chantier pour raconter les débuts. Avis aux scénaristes!De prieurs en abbésC’est principalement sous l’angle des prieurs et des abbés de la communauté que Dom Salvas choisit de raconter cette histoire. De larges extraits de leurs correspondances et de leurs rapports forment ici la plus grande part du récit.
Côté apparence, la couverture du livre est très, très attrayante. On y voit l’église et l’hôtellerie, image très utilisée dans les publicités touristiques, mais toujours aussi impressionnante. D’autant plus que celle qui a été prise met également en vedette les couleurs de l’automne. Au format du livre qui a été choisi, on pense automatiquement qu’il y aura plus de photos de l’abbaye et moins de textes. Une déception pour ceux et celles qui auraient aimé y faire une incursion en image*.
Par contre, notre désir photographique est vite oublié quand on commence à lire les frémissements d’une fondation qui aurait dû s’éteindre seulement deux ans après ses débuts, avec le décès du père fondateur, Dom Vannier. Des débuts ni plus ni moins héroïques et qui sont, à hauteur d’homme, complètement fous. Sous la plume d’abord ampoulée puis devenue vive de Dom Salvas, l’histoire défile sous nos yeux.
Et malgré que peu de photos n’aient été choisies, comme mentionné plus haut, leurs qualités méditatives ajoutent un plus à la lecture.
Des détails font sourire tous ceux et celles qui n’ont pas connu l’époque préconciliaire, ou bien surprennent ceux et celles qui seraient moins familiers avec la vie monastique. Intérêt également au sujet des rapports entre les moines français et les Canadiens, largement décrit par les nouveaux arrivants. Par exemple, Dom Vannier s’étonne de la piètre qualité du français, « avec des accents qui nous font sourire… ». Il note aussi que la religion est bien accueillie dans ce pays, alors qu’en France, les communautés religieuses traversent une période durant laquelle elles devront faire preuve d’audace et d’inventivité pour demeurer vivantes. Enfin, il constate que les prêtres canadiens sont très bien traités, peut-être même un peu trop gâtés. Ce qui rendra difficile voire impossible la vocation monastique de certains d’entre eux. Tous ces détails proviennent d’un travail de recherche rigoureux qu’il faut souligner.
Un autre attrait : le prix suggéré de seulement 24,95$. Une aubaine pour un volume de cette qualité, de laquelle ne peuvent que se réjouir tous les amateurs d’histoire. De plus, une version dite « de luxe » est également disponible.Liens d’intérêt :Activités du centenaire de l’abbayehttp://www.st-benoit-du-lac.com/histoire4/centenaire.html

*Pour les amoureux d’architecture, et les curieux, très belles photos de l’abbayehttp://www.st-benoit-du-lac.com/visitevirtuelle/visitevirtuelle.html

Mieux connaître la vie monastique à Saint-Benoît-du-Lachttp://www.st-benoit-du-lac.com/communaute/communaute.html

Solesme, à laquelle est affiliée spirituellement Saint-Benoît-du-Lachttp://www.abbayedesolesmes.fr/FR/entree.php?js=1

Cent ans dans La Tribune de Sherbrookehttp://www.lapresse.ca/la-tribune/estrie/201204/10/01-4513913-les-moines-de-st-benoit-soufflent-100-bougies.php

 

 

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MARIE DE L’INCARNATION OU LE CHANT DU COEUR

Médiaspaul Canada
MARIE DE L’INCARNATION OU LE CHANT DU COEURRené ChampagneISBN 978-2-89420-903-5, 2012, 168 p., 22 $
Alors, heureuse ou malheureuse?Le chant du coeur de Marie de l’Incarnation pourrait laisser croire qu’à partir du moment où elle est entrée au cloître à Tours (hiver 1631), ou à son arrivée à Québec (août 1639), le bonheur d’épouse mystique qu’elle vivait s’est estompé, pour laisser place au malheur. D’où la question très pertinente lancée par Renée Champagne.
Pour le néophyte, certains extraits des Relations de la bienheureuse ursuline ont des relents bien clairs de malheur. Par exemple, n’importe quel psychologue lui recommanderait de sortir immédiatement du couvent. Ainsi, alors qu’elle avait tant désiré son entrée au monastère, elle y vivra sa première nuit spirituelle en proie aux tentations extrêmes. « Quelques temps après que je fus revêtue du saint habit de religion, les tentations commencèrent à m’attaquer », écrit-elle dans sa Relation de 1654. « C’étaient des tentations de blasphème, de déshonnêteté, d’orgueil, nonobstant ce que je sentais et expérimentais de faiblesses et de pauvretés; une insensibilité et stupidité ès choses spirituelles, un contresens en mon imagination contre l’agir de mon prochain, des pentes de me précipiter (me suicider) ».
Soudainement, le lieu de « refuge » qu’elle avait tant désiré tout au long de sa jeunesse lui paraissait être devenu « le sujet de ce martyre ». Paradoxalement, le « monde » avait été un endroit où la contemplation de son « Époux » avait été relativement paisible et facile, et ce, malgré toutes les épreuves qu’elle a rencontrées.
Un autre moment où le « le soleil s’éclipsa et d’épais nuages emplirent le ciel », est lorsque Marie de l’Incarnation est sur le point de quitter son couvent de Tours afin de se rendre en mission. Elle écrit trois jours avant son départ : « J’eus une vue de ce qui devait arriver en Canada. Je vis des croix sans fin, un abandon intérieur de la part de Dieu et des créatures en un point très crucifiant, que j’allais entrer en une vie cachée et inconnue ». Dans cette « vue », Dieu lui dit qu’il « faut » qu’elle le serve « maintenant à vos dépens : allez me rendre des preuves de la fidélité que vous me devez par la correspondance fidèle aux grandes grâces que je vous ai faites ».
Elle confie alors son « effroi » mais ajoute : « Toutefois, je satisfis en moi-même une si grande générosité pour faire et souffrir tout ce qu’il plairait à la divine Majesté, qu’à même moment je m’abandonnai pour acquiescer et suivre ses ordres en cette chose qu’humainement je ne pouvais entreprendre sans son secours ».
Le parcours que propose René Champagne est très intéressant afin de mieux comprendre certaines des étapes cruciales vécues par la bienheureuse dans sa marche vers ce Dieu trinitaire. Il permet également de mieux saisir la mystique particulière qui est celle du 17e siècle. La souffrance y est largement vue comme envoyée par Dieu. On accepte ce mystère, un peu comme Job l’avait fait.
Une façon de voir qui est rejetée par de plus en plus de chrétiens qui ne peuvent comprendre que Dieu soit à l’origine des épreuves que nous vivons, alors qu’il est amour. Ceci étant dit, pendant que l’on débat, Marie de l’Incarnation peut-être pour nous une inspiration pour mieux intégrer ou accepter cette souffrance qui existe en nous et autour de nous. À une époque où, justement, nous avons tendance à carrément la nier au nom du bonheur…
Ah oui! Mère de l’Incarnation goûte-t-elle au bonheur sur cette terre? C’est un secret que je garde pour les lecteurs de ce livre – savant mais accessible – et qui nous permet d’entrer en méditation.Liens d’intérêtCentre d’études Marie de l’Incarnation de l’Université Lavalhttp://www.cemi.ulaval.ca/mission.aspx

Prière pour la canonisation de la bienheureuse Marie de l’Incarnationhttp://www.ursulines-uc.com/popup/beatification.php#

Séminaire de Québechttp://www.seminairedequebec.org/Une-intelligence-de-l-esprit-de-l-Evangile_a247.html

RENÉ CHAMPAGNE, jésuite, a fait carrière dans l’enseignement de la philosophie au Québec et en Ontario. Il oeuvre au Centre de spiritualité Manrèse à Québec.
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AU COEUR DU JOUR UNE PAROLE

Éditions Anne Sigier
AU COEUR DU JOUR UNE PAROLECalendrier 2013En collaborationISBN 978-2-89129-574-1, 2012, 392 p., 9,95 $
Toujours essentielVous avez un horaire de président et êtes toujours en manque de temps? Alors, tout le monde sait que vous avez déjà les deux pieds dans la neige, du moins dans votre planification… Au coeur du jour est ou devrait donc se trouver dans votre boîte à outil, du moins en ce qui concerne vos affaires spirituelles.
Ceux qui connaissent bien la formule seront heureux d’apprendre que ce petit « agenda-aide-mémoire » rempli de l’essentiel spirituel est maintenant disponible. Par contre si vous ne le connaissez pas, il est presqu’essentiel de se le procurer afin d’orchestrer, en un coup d’oeil, sa vie à celle du calendrier liturgique.
Une page typique comprend l’Évangile du jour, le saint, le bienheureux ou le vénérable fêté, sa biographie, ainsi qu’une courte pensée provenant d’auteurs spirituels ou de grandes figures du monde. Y sont à l’honneur : Carlo Caretto, Jean Lafrance, l’Abbé Pierre, René Pageau, Jacques Salomé, pour ne nommer que ceux-là.
Les formules sont toujours courtes et inspirantes. Comme celle de Dom Hélder Câmara : « La formule du Christ est parfaite : aimer son prochain comme soi-même. Ce que nous voulons pour nous, souhaitons-le aussi à notre prochain. Et ce que nous ne voudrions pas pour nous, ne le souhaitons pas à notre frère ». Ou encore cette pensée de Soeur Emmanuelle : « Je puise cette foi que j’ai en l’homme dans ma foi en Dieu ».
Enfin, le format poche permet de le transporter partout, une idée brillante. Un outil qui éclaire les jours et qui peut aider à bien planifier votre année liturgique ainsi que votre vie spirituelle au quotidien.

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CONCILE VATICAN II LES DOCUMENTS

Médiaspaul Canada
CONCILE VATICAN IILes DocumentsIntroduction de Mgr Michel Dubost, évêque d’Évry-Corbeil-Essonnes
Le 11 octobre 1962 s’ouvrait le 21e concile oecuménique de l’histoire de l’Église : Vatican II. Ce fut le premier concile à être un évènement mondial : toutes les parties du monde y furent représentées et les médias, notamment la télévision, lui ont donné un retentissement considérable.
Au milieu des bouleversements du XXe siècle, le Concile Vatican II s’est notamment interrogé sur ce qu’est l’Église et sa mission pour aujourd’hui, sur ses relations avec le monde et les autres religions. En aidant le peuple de Dieu à s’orienter au milieu de ces changements et en contribuant à édifier un humanisme revivifié, les documents du concile gardent toute leur actualité. Ils demeurent une référence essentielle pour vivre et pour comprendre la vie et la mission de l’Église aujourd’hui.
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POUR LIRE LA LETTRE AUX GALATES

Médiaspaul Canada
POUR LIRE LA LETTRE AUX GALATESJean-Pierre Lémonon,ISBN 978-2-89420-896-0, 2012, 136 p.
La lettre aux Galates a joué un rôle important dans l’histoire de l’Église : les Pères la citent volontiers et, lors de la Réforme, certains de ses thèmes ont été au coeur de la controverse entre catholiques et réformés.
Elle aborde nombre de questions toujours d’actualité : le juste équilibre entre communion ecclésiale et initiatives personnelles; l’unité de la communauté chrétienne et sa responsabilité face à la mission; la rencontre entre le don radical de Dieu et la liberté de l’homme; le rapport entre la Loi et l’Esprit; le recours à la tradition d’Israël dans la Bible chrétienne; la possibilité d’appeler Dieu « Abba »…
Mais cette courte lettre (six chapitres) mêle des passages facilement accessibles à d’autres qui demandent quelques explications si l’on ne veut pas partir sur de fausses pistes. Jean-Pierre Lémonon, attentif à sa structure comme à sa dynamique, en fait une présentation systématique. Le texte est donné dans son intégralité. Le commentaire tient compte des travaux des exégètes de toutes les confessions chrétiennes et n’hésite pas à traiter de questions proprement théologiques, telle, par exemple, la « justification ».
En marge ou en encadré, de très nombreuses informations complémentaires sont fournies. Elles offrent des aperçus sur des notions caractéristiques de la théologie paulinienne et sont une mine de renseignements sur l’époque, les lieux, les personnages; les termes difficiles ou « techniques » sont expliqués.
Des pistes de travail accompagnent la présentation de chaque passage de la lettre. Le but est de permettre au lecteur de « s’approprier le texte » avant d’en lire le commentaire. Ces questions se prêtent à un travail en commun.
Une conclusion rassemble les thèmes essentiels.
On trouvera en annexe une précieuse histoire de la lecture de la lettre aux Galates, de la première littérature patristique aux Réformateurs.
Jean-Pierre Lémonon est professeur émérite de la faculté de théologie de l’Université catholique de Lyon. Il a publié notamment un Commentaire de l’épître aux Galates dans la collection « Commentaire biblique : Nouveau Testament » (Éd. Du Cerf, 2008).
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Célébrer la foi Sens et art de la liturgie

Célébrer la foi Sens et art de la liturgie, éditions MédiaspaulUne bête à apprivoiserDisons-le sans détour : la liturgie est parfois ce qui agace le plus dans les communautés chrétiennes. Et le mot agacer est léger pour désigner « la chose ». Malaise, indifférence, méconnaissance, ennuie, trop long, pas assez long, ennuyeuse, trop joyeuse… La liturgie enchante autant qu’elle dérange. Chacun a son avis bien arrêté sur la question.
De plus, combien de personnes se questionnent aujourd’hui sur sa sacralité? Le Concile, entend-on parfois, a enlevé tout le sacré qu’avait la messe en latin. Des gens aimeraient retrouver le sens ‘magique’ et ‘mystérieux’ de la célébration qu’ils vivaient comme enfants.
De là à se dire qu’il serait mieux de retourner aux anciens rites, il n’y a qu’un pas que franchissent de plus en plus de gens, déçus du peu de soin et de sens que, dans certaines paroisses, les protagonistes principaux de la liturgie – prêtre, lecteurs, chantre, etc. – démontrent dans les actes sacrés qu’ils accomplissent, et qui sont le propre d’une Eucharistie ou bien d’une liturgie de la Parole.
De nouveau, ils blâment les changements apportés par le Concile Vatican II.
Dans ce contexte, le nouveau livre de Louis-André Naud*, publié chez Médiaspaul, devient un incontournable. Dans des mots simples et d’aujourd’hui, l’auteur nous explique pas à pas ce qu’est la liturgie au sens où la comprend l’Église catholique aujourd’hui.
Sous sa plume, les tenants et aboutissants liturgiques s’éclairent pour le bénéfice de tous ceux et celles qui sont appelés à y jouer un rôle. L’auteur nous aide à saisir que chaque dimanche ou chaque événement de prière vécue en communauté peut devenir un moment de grâce. Toujours faut-il que les protagonistes principaux, et même l’assemblée, comprennent bien ce qu’ils y font.
En ce sens, Célébrer la foi devrait devenir l’un de leur livre de chevet et d’étude.

Soif de sacré : revenir en arrière?Sans se prononcer, l’abbé Naud aborde dans un chapitre la question que j’ai mentionnée plus haut. « Les communautés chrétiennes attendaient beaucoup de la réforme liturgique », indique-t-il concernant les 50 ans de la réforme liturgique. « Les constats sont variés, et sont reliés aux nombreux changements culturels et religieux que connaît notre société nord-américaine et québécoise ».
Si les uns trouvent les avancées « énormes », notamment sur le point de la « familiarité avec la Parole de Dieu », ou sur le plan des nouveaux chants liturgiques, d’autres personnes « sont devenues critiques », notamment quand elles constatent la « désertion par les baptisés des rassemblements dominicaux ». Est-ce que le rite ne serait pas devenu trop social et pas assez transcendant, perdant ainsi de sa densité essentielle à la rencontre avec Dieu?
« À vin nouveau, outres neuves! », répond l’abbé Naud par la bouche de Jésus.
« Après cinquante ans de réforme, n’est-il pas nécessaire de replonger dans les fondements et dans l’histoire de la liturgie, de saisir avec nos perceptions postmodernes les intuitions qui ont guidé, sous la mouvance de l’Esprit, les Pères du concile? », interroge-t-il.
Une chose est sûre. Pour mieux saisir ce qui peut être fait dans le futur, il faut comprendre le passé et le présent. Pour y arriver, ce livre constitue un outil clair, précis, actuel et facile d’accès.*Louis-André Naud est prêtre responsable de la liturgie pour le diocèse de Québec et détient un doctorat en théologie sacramentaire. Il est également consulteur pour la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements.

 Lien d’intérêtConstitution du Concile Vatican II sur la liturgiehttp://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/documents/vat-ii_const_19631204_sacrosanctum-concilium_fr.html

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Dieu et les religions en 101 questions-réponses

Dieu et les religions en 101 questions-réponses, éditions Albin Michel

Brillante introduction aux religionsSi vous ne les connaissiez pas encore, voici Dieu et les religions!
Dans ce recueil de près de 200 pages publié aux éditions Albin Michel, Odon Vallet, historien des religions, écrivain et collaborateur au journal La Croix ainsi qu’au magazine Le Monde des religions, répond à 101 questions sur la pensée sur Dieu et sur la religion chez l’être humain.
En ces jours de méconnaissance du phénomène religieux et des religions elles-mêmes, ce recueil est le cadeau parfait à offrir à ceux et celles qui se posent des questions concernant Dieu et la vision qu’en ont les religions.
Très bien écrit, dans un français de haute voltige mais accessible, le recueil profite également des illustrations humoristiques de Georges Million. D’ailleurs en couverture, on voit l’auteur donner un cours à nul autre que Dieu, ce dernier se questionnant sur le mystère de la trinité : délicieux.
Des réponses qui sont scientifiques et non confessionnelles. L’auteur ne prend parti pour aucune religion. Il sait répondre avec un sens de la synthèse surprenant et tout à fait réussi. Nous sommes toujours au coeur de l’essentiel.

L’homme derrière le livrePeu de gens connaissent Odon Vallet de ce côté-ci de l’Atlantique. Un article du journal La Croix permet de découvrir un homme qui désire transmettre le goût du meilleur. Grâce à la fortune dont il a hérité de son père en 1989 – 320 millions de francs c’est-à-dire 70 millions d’Euros ! – l’auteur a créé en 1999 une fondation qui remet chaque année 3000 bourses à des jeunes talentueux provenant de milieux modestes afin de leur permettre de poursuivre leurs études.
« Sa fondation offre plus de 3 000 bourses par an, après une sélection rigoureuse des élèves les plus méritants issus de familles modestes », indique l’article qui date de septembre 2009.
« À l’origine de son engagement, il y a sans doute l’amour du prochain. Un clin d’oeil à sa mère aussi, qui donnait beaucoup d’argent aux associations », indique encore La Croix. « Une pensée pour son père d’origine modeste, qui a éprouvé toutes les peines du monde à mener à bien ses études. »
Enfin, on y apprend que sa mère « était elle-même une catholique très pratiquante », ainsi que son père, ancien « chanteur à la chorale et premier prix d’instruction religieuse ». Monsieur Vallet se définit aujourd’hui comme un « croyant oecuménique » pour qui « la question des croyances n’est pas fermée ». « Je reste dans la chrétienté », poursuit-il, avant de refermer sur le sujet avec une précision : « Je n’ai pas lancé ma fondation dans une optique confessionnelle ».
Parmi les livres qu’il a écrit, on note Le honteux et le sacré en 1998, Qu’est-ce qu’une religion en 1999 ou encore Dieu et le village planétaire en 2008.

Liens d’intérêtInterview d’Odon Vallet en janvier 2011 à propos des chrétiens d’Orient.http://www.lepoint.fr/societe/interview-odon-vallet-le-tableau-est-sombre-pour-les-chretiens-d-orient-03-01-2011-1281607_23.php

Adresse web de la Fondation Vallethttp://www.fondationdefrance.org/La-Fondation-de-France/Fonds-et-fondations-sous-egide?FullText=Fond+Vallet&Domaine1=0&Domaine2=0&submit=OK&submit_ok.x=0&submit_ok.y=0

 

 

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À fleur de Dieu

À fleur de Dieu, Médiaspaul – Jean-Guy Saint-Arnaud, Jésuite

Le corps et ses sens rendent gloire à DieuC’est une vérité de La Palice : le corps a presque toujours été mal perçu par les chrétiens, avec un point culminant à l’époque victorienne, au 19e siècle, alors que les choses de l’esprit reléguaient aux oubliettes la bassesse vulgaire des sens corporels…
Pourtant selon les spécialistes, la culture juive de laquelle est issue Jésus n’avait pas un rapport si difficile avec le corps et ses sens, comme le prouve si bien le fameux Livre du Cantique des cantiques.
Et les chrétiens d’aujourd’hui se détachent peu à peu de cette vision grecque du corps pour apprendre qu’il peut être, lui aussi, instrument de la gloire de Dieu. Ils sont aidés en cela par les découvertes scientifiques, et la science humaine qui approfondie les zones sombres de notre esprit. Celles-ci étant souvent influencées… par notre corps!
Alors, si votre corps et votre esprit ont de la difficulté à se rejoindre, À fleur de Dieu de Jean-Guy Saint-Arnaud est une introduction parfaite en la matière. En 126 pages, le Jésuite explore les cinq grands sens du corps – vue, ouïe, odorat, goûter, toucher – les liants à des passages de l’Évangile ou bien à des citations d’auteurs bien connus comme Pierre Theillard de Chardin, par exemple.
Cette citation, qu’on trouve au chapitre 2, vaut d’ailleurs d’être mentionnée : « Trempe-toi dans la matière, Fils de la terre, baigne-toi dans ses nappes ardentes, car elle est la source et la jeunesse de ta vie… Pour comprendre le Monde, savoir ne suffit pas : il faut voir, toucher, vivre dans la présence, boire l’existence chaude au sein même de la réalité ».
Le ton est donné. La mystique proposée par l’auteur, pour ouvrir notre corps et ses sens à Dieu, et laisser Dieu nourrir nos sens, s’alimente aux grands auteurs, que ce soit Theillard de Chardin, Christiane Singer, Simone Weil ou encore Romano Guardini.
L’auteur se réfère également à ses propres racines religieuses, mentionnant dès les premiers passages toute la richesse de la démarche des exercices spirituelles de Saint-Ignace, source d’ouverture au monde infini qui se cache en chacun de nous, et qui est nécessairement reflété dans notre corps, mais aussi dans la générosité de la nature ou de la Parole de Dieu, lesquels alimentent nos sens.
À l’heure où ces derniers sont très souvent exacerbés et surexcités, dans une optique qui vise la consommation immédiate et jouissive – comme un objet paradoxalement détaché du corps – la proposition de Jean-Guy Saint-Arnaud arrive à point. Un livre dans lequel tous les chrétiens soucieux d’équilibrer corps et esprit peuvent plonger avec un profond plaisir.
À lire sur le bord d’une plage, en admirant les montagnes de Charlevoix, ou encore tout simplement blotti chez soi par un jour de pluie. À fleur de Dieu : afin d’apprendre à mieux lier ses sens au Dieu présenté par Jésus.

Liens d’intérêt : Mieux connaître Pierre Theillard de Chardinhttp://www.teilhard.org/

Le livre du Cantique des cantiqueshttp://www.aelf.org/bible-liturgie/Ct/Cantique+des+cantiques

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Marie, Mère de Dieu et notre Mère

« Marie, Mère de Dieu et notre Mère », éditions Médiaspaul, Mai 2012, Mgr Robert Lebel
Marie, sous le signe de la simplicité
« Un autre livre sur Marie! », pourrait s’exclamer les plus critiques. Qu’ils se rassurent. Ici, nous avons affaire à un livre qui ne théorise pas outre mesure, mais rappelle simplement et efficacement – en format poche de 110 pages, table des matières incluses – ce que l’Église croit et dit sur Marie.
« Il s’agit d’une catéchèse et non d’un traité de théologie, bien que la théologie sois sous-jacente à mes propos », indique d’ailleurs l’auteur, Mgr Robert Lebel, évêque émérite du diocèse de Valleyfield.
Très classique, Mgr Lebel ne cherche pas à renouveler le langage sur Marie ou bien à élaborer de nouvelles théories au sujet de celle-ci. Il présente de manière succincte le contenu des enseignements qu’il donne à deux groupes de spiritualité mariale qu’il accompagne depuis quelques années.
« L’auteur nous offre un texte à la fois très simple et rigoureux, solidement ancré dans l’Évangile, la Tradition et l’enseignement du magistère », indique-t-on en 4e de couverture. Des propos de vente qui sont tout à fait justes dans ce cas-ci. Le grand mérite de cet ouvrage est d’abord de nous rappeler, loin de l’idolâtrie mariale ou de la « mariolâtrie », ce que Marie représente pour l’Église d’hier et d’aujourd’hui, entre autres à la lumière de la constitution Lumen Gentium du Concile Vatican II.

À l’origine, le peuple de Dieu
Le chapitre trois a davantage retenu mon attention. Mgr Lebel revient sur l’importance qu’à eu le Peuple de Dieu dans le développement de la pensée théologique sur Marie. « Une histoire des dogmes bien documentée et attentive à la foi vécue sur le terrain montrerait que la connaissance de la doctrine mariale a souvent, sinon toujours, fleuri au sein des communautés chrétiennes avant de devenir l’enseignement officiel de l’Église ».
En ce sens, l’évêque émérite n’hésite pas à affirmer que le pape n’est infaillible que « quand il parle au nom de toute l’Église et de façon solennelle ». Il n’invente rien : c’est l’enseignement de l’Église catholique sur la question.
Une infaillibilité qui semble si difficile à assurer que, pour mémoire, les deux seuls moments où celle-ci – promulguée par Pie IX au 19e siècle à la suite du Concile Vatican I – a été utilisée dans l’histoire de l’Église catholique, est lorsque le pape Pie XII a proclamé le dogme de l’Assomption de la Mère de Dieu, le 1er novembre 1950. Le Vatican avait alors reçu huit millions de lettres de fidèles demandant que soit promulgué le dogme de l’Assomption. Auparavant, Pie IX avait promulgué le dogme de l’Immaculée-Conception, le 8 décembre 1854.
Ce petit livre devrait rester à portée de main, car il n’est pas à lire tout d’un trait. Chacun des chapitres est dense et doit être relu, réfléchi, et prié. Idéal pour ceux et celles qui vouent une dévotion à Marie ou pour ceux et celles qui voudraient faire connaissance avec elle, selon la pensée classique de l’Église Catholique.
Lien d’intérêt : Lancement du livre http://www.infosuroit.com/lancement-du-nouveau-livre-de-mgr-robert-lebel/

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Le célibat des prêtres

Ouvrage de la collection Dialogues chez MédiasPaul
Auteurs : Alain Faucher et Marc D. Paré.
La collection Dialogues offre l’intérêt de présenter des points de vue différents sur une même réalité ecclésiale. Le lecteur est ainsi invité à formuler sa propre conclusion au terme de la lecture de l’ouvrage. Comme son titre l’indique, celui qui nous est présenté ici porte sur le célibat sacerdotal.
Marc D. Paré est professeur à l’école théologique évangélique de Montréal et directeur du Centre d’études anabaptistes de Montréal. Quant à Alain Faucher, il est prêtre et professeur en exégèse biblique à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l’Université Laval.
Le premier jette un regard critique sur le célibat du prêtre en réfléchissant sur la pertinence biblique du célibat depuis la période du Christ et en tire les pistes de réflexion sur la situation actuelle du célibat dans l’Église catholique d’aujourd’hui. Plus enclin à proposer une révision de la règle du célibat, il invite à une relecture des textes bibliques sous l’éclairage de la culture et de la société telles qu’elles se présentaient il y a 2000 ans.
Le second situe plus fondamentalement sa réflexion en lien avec la réalité théologique de l’Église et surtout son aspect eschatologique. Le « Royaume parmi nous » invite à une vision nouvelle de l’engagement à la suite du Christ et le célibat sacerdotal, bien que décrié à notre époque par une société de plus en plus formée de célibataires, pourtant, prend alors tout son sens dans un engagement d’exclusivité et de fidélité à Dieu et revêt par là-même toute sa signification de témoignage pour l’humanité d’aujourd’hui.
Un ouvrage bien écrit, en termes simples – les deux sont de bons vulgarisateurs – mais avec le sérieux et le professionalisme qu’on s’attend à retrouver dans un tel livre.
MédiasPaul Collection Dialogues, 149p.  ISBN 978-2-89420-892-2, 14,80 EUR 

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Le Kit pour le rituel du mariage

Ce kit comprend :
Une copie du livre Rituel romain de la célébration du mariage.Une copie du livre Lectionnaire pour la célébration du mariage.Une copie du livret Prière eucharistique pour la célébration du mariage.
Publiés en trois livres séparés, le nouveau rituel du mariage, le lectionnaire et la prière eucharistique sont le fruit d’un travail conjoint entre les Églises de la francophonie. Ce rituel a reçu la recognitio romaine en décembre 2010 et est en vigueur depuis le premier dimanche de l’Avent 2011.
Ce nouveau rituel inclut des annexes qui tiennent compte des situations nouvelles auxquelles doivent faire face les pasteurs et les responsables de la préparation au mariage, dans le contexte contemporain.
ISBN : 978-0-88997-643-6

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Guide liturgique et pastoral du rituel du mariage

Ce guide a été préparé à la demande de la Commission épiscopale de liturgie et des sacrements par l’office national de liturgie. Il comprend les cinq sections suivantes :
Repères – Le nouveau Rituel du mariage ; la mission de l’église et la théologie du mariage ; la mission pastorale du mariage dans le contexte social et religieux contemporain
Cheminer vers la célébration – L’accueil de la demande ; l’enquête prénuptiale ; la bénédiction des fiancés ; la préparation de la célébration du mariage ; la célébration du mariage au cours ou en dehors de la messe.
Les éléments de la célébration – La richesse des options du Rituel ; l’ouverture de la célébration ; la liturgie de la Parole ; la célébration du sacrement ; la bénédiction nuptiale ; la prière eucharistique ; la conclusion de la célébration ; la célébration du mariage en dehors de la messe ; la musique et les chants pour la célébration du mariage.
Quelques célébrations particulières – Le rituel de bénédiction des époux au cours de la messe pour l’anniversaire de leur mariage ; la prière pour deux catéchumènes ou une partie catéchumène et une partie non chrétienne après leur mariage civil ; la prière pour deux néophytes mariés, ou pour un néophyte et son conjoint chrétien, au jour du baptême ou l’un des dimanches qui suivent ; le mariage avec disparité de culte ou interreligieux ; quelques situation particulières.
Annexes – Le tableau des éléments des différents types de mariages ; la nécessité au Québec de lire les articles de la loi civile ; l’échange des consentements et des alliances en diverses langues ; les mariages inter-Églises entre anglicans et catholiques et musulmans.
128 pages, 19 x 26,5 cm, 2 couleurs, couverture souple,ISBN : 978-0-88997-648-1

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Que vient ajouter le mariage à votre amour?

Les jeunes couples qui envisagent de se marier sont encouragés par les évêques canadiens à écouter d’autres couples catholiques leur parler de l’importance du mariage sacramentel. Dans cette brochure, ils liront comment ces couples en sont venus à comprendre le mariage comme un appel de Dieu, et à ce qu’apporte ce sacrement à leur amour, profond et dévoué, qu’ils ont l’un pour l’autre.
Caractéristiques :
- s’adresse aux jeunes couples directement et utilise un langage de tous les jours;- s’inspire d’expériences vécues d’autres jeunes couples canadiens et catholiques;- fournit des références à des sources supplémentaires.
Offrez ces brochures aux :
- jeunes couples qui souhaitent se marier;- cours de préparation au mariage;- nouveaux mariés;- cours de religion dans les écoles secondaires;- membres de pastorale universitaire;- tous les couples mariés qui cherchent une meilleure compréhension et appréciation de leur mariage.
6 pages, 21.5 x 28 cm, plus 2 demi-pages, en couleurs, paquet de 20.
Aussi disponible en anglais (code : 4-697)

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Le mariage dans l’Église catholique. Foire aux questions.

Cette brochure explique les enseignements de l’Église sur les sujets les plus populaires concernant le mariage.
Caractéristiques :
- pose des questions telles que «Pourquoi le mariage est-il si important pour l’Église?»; «L’Église croit-elle vraiment que le sexe est une bonne chose?»; «Mais le mariage ajoute-t-il réellement quelque chose?»; et «Quels sont les moyens les plus efficaces de renforcer un mariage?»;- utilise un langage de tous les jours et un format simple de question-réponse;- incorpore les idées du pape Jean-Paul II sur la théologie du corps et présente la beauté du plan de Dieu pour le mariage entre un homme et une femme;
20 pages en couleurs, faciles à lire et accompagnées de photos.
Offrez ces livrets aux :
- couples fiancés et ceux qui envisagent de se marier;- participants et au personnel des programmes de préparation au mariage et de discernement des vocations;- individus et aux couples mariés de votre diocèse et de vos paroisses;- aux parents et aux éducateurs;- étudiants du secondaire et aux étudiants universitaires;- groupes et aux mouvements jeunesse;- aux guides et organisateurs de mouvements laïcs, de groupes familiaux, et d’activités d’enrichissement pour le mariage.`
20 pages, 20 x 28 cm, broché, en couleurs.
Aussi disponible en anglais (code : 4-705)

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Paroles faites chair, réflexions bibliques pour l’Année B. Volume II

Le Père Thomas Rosica de la chaîne télé Sel et Lumière est un éminent spécialiste et enseignant de la Bible. Ses réflexions pour chaque dimanche du cycle liturgique ont été une partie populaire du service de nouvelles Zenit pendant les trois dernières années. Des lecteurs de partout à travers le monde ont répondu à son message positif de la foi catholique.
Ces réflexions ont maintenant été recueillies et sont disponibles sous forme de livre. Paroles faites chair : Réflexions bibliques pour l’Année B sera mis en vente en début d’année 2012.
Cette publication est une excellente ressource pour les évêques, les prêtres et les diacres qui préparent des homélies. Mais plus important encore, elle nourrira la foi de tous ceux qui participent à la messe, à l’église ou de la maison.
Une bonne ressource pour ceux qui apportent la communion aux malades, ce livre explique la signification des lectures en utilisant souvent les écrits du pape et des saints.
Un cadeau idéal !
364 pages, 15.25 x 22.9 cm, couverture souple

 

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Renouer avec Dieu : Si Dieu m’était conté

Voilà le sentiment général qui se dégage de cet ouvrage de près de 400 pages destiné à ceux et celles qui auraient « perdu » Dieu et qui aimerait renouer avec lui, ou bien à ceux et celles qui les accompagnent.
Un Dieu qui, comme l’indique l’auteur grâce à une citation de Rainer Maria Rilke, n’était peut-être pas si loin : « Si vous avez réellement perdu Dieu, n’est-ce pas, bien plutôt, que vous ne l’avez jamais possédé? », écrivait Rilke dans Lettres à un jeune poète.Jean-Paul Simard « fait partie de la nouvelle génération de théologiens spécialisés en anthropologie spirituelle » (quatrième de couverture).
D’abord, l’auteur se situe comme un croyant chrétien convaincu. D’ailleurs, il cite au début du livre cette phrase célèbre de Jésus située au chapitre 14 de l’Évangile de Jean : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ».  Une vérité essentielle pour l’auteur et qu’il désire partager par ce livre.
Paradoxalement, le bonheur de cet ouvrage est qu’il permet aussi de faire un tour d’horizon des grands penseurs athées des 19e et 20esiècle. Des pensées choisies soulignent le caractère important de leurs réflexions sur l’humanité, et sur ce Dieu qui n’existe pas. Ou qu’ils n’ont pas trouvé. Ou qui a été mis entre parenthèse.
Ces réflexions sont très importantes, surtout pour les croyants.
Parce que devant tant de personnes qui, aujourd’hui, se disent athées, agnostiques ou en recherche,  ceux et celles qui disent avoir la foi se sentent parfois désemparés. L’ouvrage devient alors un outil très pertinent pour mieux comprendre l’athéisme, en parler avec respect, et même amorcer un dialogue fructueux.
L’approche spirituelle et non dogmatique de l’auteur est donc ici très précieuse.
Une autre des qualités indéniables de Renouer avec Dieu est la grande quantité de citations que l’auteur introduit dans l’ouvrage, sans jamais qu’elles n’alourdissent le texte.
Elles pourraient agacer ceux et celles qui aimeraient avoir en main un ouvrage plus personnel, de ?type témoignage?. Mais, ces citations ont justement l’avantage de venir appuyer la thèse de l’existence de Dieu que défend Jean-Paul Simard.Paul Claudel, Charles Péguy, Blaise Pascal, Henri Laborit, le cardinal Henry Newman ou même Anselme de Cantorbéry, entre autres, viennent confirmer ce en quoi l’auteur a foi. Des extraits des Évangiles sont également mis à contribution.
Il s’appuie même sur les textes de certains athées, comme le philosophe André Comte-Sponville. Des personnes non-croyantes qui ont un grand respect pour la question de la croyance en Dieu et des croyants eux-mêmes, vivant un athéisme qui ne se situe pas en opposition du croire de l’autre, mais dans le cadre d’une véritable recherche intérieure.
Enfin, l’un des fils conducteur de l’ouvrage est l’émerveillement. Un Dieu qui, pour l’auteur, se révèle d’abord en Jésus-Christ, mais également par toutes les merveilles de la nature qui entoure l’être humain, ainsi que les découvertes extraordinaires qu’effectuent régulièrement les scientifiques.
En ce sens, Dag Hammarskjöld, Secrétaire général des Nations Unies mort en fonction, affirmait : « Dieu ne meurt pas le jour où nous cessons de croire en une divinité personnelle. C’est nous qui mourrons le jour où notre vie cesse d’être illuminée par le rayonnement d’un émerveillement chaque jour renouvelé, source de ce qui est au-delà de toute raison. »Liens d’intérêt :Carte de l’athéisme européen et mondialhttp://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Europe-atheism-2005.svghttp://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Atheists_Agnostics_Zuckerman_en.svg  

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Youcat : Mieux comprendre l’Église catholique

C’est dans un effort pour que la « foi » soit « exprimée dans une langue commune » que le Youcat a été créé. « You » pour « Youth » ou « Young » -  jeunesse, jeune en anglais -  et « cat » pour catéchisme.
Par contre, c’est probablement la critique d’une journaliste envers le Compendium du Catéchisme de l’Église Catholique, jugé peu accessible aux jeunes générations, qui a véritablement mené à sa création.
Il est intéressant de savoir que l’élaboration du livre de 300 pages, commencé en 2006, a bénéficié de la participation directe de jeunes. Sous la direction d’une équipe dirigée par le Cardinal archevêque de Vienne en Autriche, Mgr Christoph Schönborn, une cinquantaine de jeunes se sont réunis lors de deux camps d’été afin de penser l’ouvrage.
Aujourd’hui, il en résulte un livre d’une très belle facture, distribué au Canada français par Novalis. La couleur vive de la couverture, les nombreuses photos, les dessins humoristiques et son format léger, facilement transportable dans un sac, contribuent grandement à en faire un objet qui est en soi attirant.
Ce qui retient heureusement l’attention quand on commence la lecture, ce sont les notes qui se trouvent en bordure de page. Des citations de l’Écriture, des citations de saints ou d’auteurs, ainsi que des définitions éclairent les points du catéchisme de manière très vivante et les actualisent.
D’ailleurs, on se plaît à souhaiter que l’Église se serve plus souvent de ce procédé, même dans ces documents destinés aux adultes. Cela donne une dimension plus humaine aux énoncés, dans ce cas-ci parfois secs et difficiles, du catéchisme.
L’oeuvre est un résumé comptant 527 points. Le nouveau catéchisme approuvé par Jean-Paul II en 1992 en compte 2865. On sent bien sûr l’intérêt particulier pour les grandes questions existentielles qui préoccupent les jeunes : la vie intérieure, la sexualité,  l’apprentissage des grandes prières comme le Notre Père, le chemin de croix illustré et le sens de la vie chrétienne, entre autres, sont à l’ordre du jour.
Le tout est divisé en quatre grandes parties :

- Ce que nous croyons
- La célébration des mystères chrétiens
- La vie dans le Christ
- La prière chrétienne

Questions-réponses. Oui, mais…Les promoteurs du Youcat proposent que des jeunes se rassemblent autour de l’étude de ce ‘Compendium jeunesse’ afin d’approfondir les grands points de l’enseignement magistériel de l’Église catholique.
Et, pour ceux et celles qui pourraient frémir de peur à l’évocation du mot catéchisme, sachez qu’il n’a rien à voir avec le petit catéchisme qui a servi à plusieurs générations de petits Québécois. Si le mode demeure aux questions-réponses, ces dernières ont le mérite – en général – de bénéficier d’une élaboration qui dépasse l’énoncé scolaire et s’ancre dans la réalité d’aujourd’hui.
Le Youcat représente donc un outil de base intéressant pour mieux faire connaître la foi catholique aux jeunes générations.Des chiffresSelon ce que rapporte le portail web de l’Église catholique Suisse, 1,3 millions d’exemplaires ont été vendus dans le monde, dont 400 000 exemplaires dans ce pays.
En août 2011, le Youcat a été distribué à 700 000 jeunes participants du dernier rassemblement international de la Journée Mondiale de la Jeunesse, à Madrid.
Au Canada, on compte 770 ‘amis-Facebook’ du Youcat.

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Personne ne te croira

« Personne ne te croira », Danielle Scherer – Albin Michel« Pour que cela ne puisse plus exister »Personne ne te croira est le témoignage bouleversant de Danielle Scherer, femme belge qui a subi pendant plus de 10 ans les agressions sexuelles et le harcèlement violent du curé de son village. Publié chez Albin Michel, le livre est préfacé par Gabriel Ringlet et l’on y retrouve également, en annexe, une copie de son intervention devant la Commission spéciale – Belge – de la Chambre relative au traitement d’abus sexuels et de faits de pédophilie dans une relation d’autorité en particulier au sein de l’Église, janvier 2011.
Ce livre est à lire. Le ton pudique et sans haine n’empêche surtout pas à la profondeur et à la simplicité des mots choisis de nous plonger dans l’horreur d’une relation biaisée. En effet, ce prêtre dit tomber amoureux de sa victime. Pour un temps, elle se dira aussi amoureuse, tout en ressentant bien que quelque chose cloche …
Une empathie troublante pour le lecteur. Elle ne hait pas son agresseur, excuse même – du moins au début -  « ce péché » duquel elle se rend coupable. Elle est bien avec lui; il lui donne l’attention et l’affection qu’elle n’a pas à la maison, elle qui ne se sent pas aimée par sa mère, froide et autoritaire.
La petite Danielle, de nature angoissée mais très croyante, veut  devenir religieuse. Elle s’implique donc à l’Église, aide au ménage, à la décoration. Ce nouveau prêtre, plus jeune, est moins compris que le précédent par les habitants du village.
« Pour lui non plus, ça ne va pas fort.», indique-t-elle avant d’ajouter plus loin : « Mais pour moi, il est le seul être humain dans ce village. Il est le seul à me parler gentiment, le seul à essayer de me protéger, le seul à m’accepter comme je suis.» Des sentiments qui la rapprochent de lui, jusqu’à l’été 1959, alors que tout bascule. Elle est au début de l’adolescence.
Il est troublant de découvrir la dynamique qui s’établit entre l’agressée Danielle, et l’agresseur, ici jamais nommé autrement que par le curé ou bien il. On peut penser que chacune des personnes abusées a eu une histoire différente. Mais, le sentiment de honte, le secret et la peur, on le devine par l’actualité, semblent être des traits communs à toutes ces personnes.
Ici, s’ajoute la culpabilité due au fait d’avoir « fait tomber un curé dans le péché », ce que renforcent les regards et les commentaires des premiers membres de l’Église auxquels elle ose se confier, lorsqu’elle ne supporte plus le poids de cette situation, plusieurs années après le début des agressions.

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Certains se demanderont : pourquoi encore revenir sur cet épisode douloureux de l’Église, largement médiatisée?
« Il faut savoir choisir ses luttes », indique Mme Scherer en fin de livre. « Je rêve que toutes les souffrances des victimes de prédateurs, quels qu’ils soient, se transforment en une énergie constructive propre à rendre justice et à punir, bien sûr, mais aussi à réparer et à guérir. Une énergie constructive qui invente en même temps les solutions pour que cela ne puisse plus exister.Liens d’intérêt

La réponse de l’Église catholique Belgehttp://www.abusdansleglise.be/

L’Église catholique du Canada et les abus sexuels : réponse des évêqueshttp://www.cccb.ca/site/Files/De_la_souffrance.pdfhttp://www.cccb.ca/site/images/stories/pdf/orientations-protocoles_diocesains.pdf

Reportage de l’émission américaine 60 Minutes, sur la crise en Irlande (en anglais)http://www.cbsnews.com/8301-18560_162-57390125/the-archbishop-of-dublin-challenges-the-church/?tag=contentMain;cbsCarousel

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Fidèle à l’avenir – à l’écoute du cardinal Congar (Les Presses de Taizé) Frère Émile, de Taizé.

« La fidélité au passé? Nous croyons savoir ce dont il s’agit. Mais qu’en est-il de l’appel à être fidèle à l’avenir? »
Le ton est donné. Dans Fidèle à l’avenir, Frère Émile, de la communauté oecuménique de Taizé, nous aide à découvrir ou à redécouvrir la pensée de l’un des piliers théologiques et philosophiques du Concile Vatican II, le cardinal Yves-Marie Congar, Dominicain.
Par ses commentaires, ses retours dans le temps et ses multiples références (les notes, le glossaire et les références font 54 pages sur 238) Fidèle à l’avenir nous rappelle clairement et succinctement la vision du cardinal Congar. Pour y arriver, Frère Émile explore quatre thèmes ; tradition, réforme, catholicité et autorité.
Ce travail d’introduction et de réflexion n’est pas banal quand on sait que l’oeuvre de Congar est gigantesque; plus de 50 livres et des dizaines d’articles dans diverses revues. Son classique demeure Vraie et fausse réforme dans l’Église*, un livre qu’Angelo Roncalli, futur pape Jean XXIII – celui qui appela le Concile –  gardait « soigneusement annoté » dans sa bibliothèque.
D’ailleurs, sur ce livre, frère Émile écrit : « Il ne contient pas un programme de réformes, mais constitue une tentative d’établir la légitimité des réformes et de préciser les conditions qui leur permettront d’aboutir. La conscience des mutations du monde et de la culture appelle à ‘inventer du neuf’ ».
Il précise : « Mais l’ouvrage, audacieux à beaucoup d’égards, se caractérise également par une grande prudence afin que les réformes se fassent sans schisme, et qu’il s’agisse véritablement d’une réforme dans l’Église et à partir des sources les plus profondes ».
Une autre grande qualité de Fidèle à l’avenir est que cette exploration de l’oeuvre de Congar rend la pensée du cardinal accessible à la génération qui s’est habituée aux 140 caractères imposés par Twitter. Une génération que Frère Émile rencontre régulièrement à Taizé.
Un travail essentiel, quand on sait qu’il y a présentement un grand manque de connaissance général lié à Vatican II. Et que, toutes générations confondues, diverses opinions circulent à propos de ce Concile. Un courant en stigmatise le contenu et l’intuition, en le rendant coupable de tous les maux qui affectent l’Église d’aujourd’hui, dont la désaffection des fidèles et la perte de repères des catholiques sur divers sujets.
L’autre courant pense au contraire que l’Église n’est pas allée assez loin dans la mise en application des documents conciliaires. Ceux-ci considèrent que le magistère romain redevient frileux, comme avant le Concile, et ne respecte pas l’esprit qui a soutenu tous les changements liturgiques, théologiques et philosophiques qui façonnent l’Église d’aujourd’hui.
Certains en appellent même à un troisième Concile.
Le lien ci-contre rend compte de ce débat : http://religion-gaulmyn.blogs.la-croix.com/discuter-vatican-ii/2011/10/18/Finalement, le livre de Frère Émile permet d’approcher Congar, avec le goût de se plonger dans ses livres, et de continuer plus en avant la réflexion sur le Concile et sa continuité pour l’Église aujourd’hui.Frère Émile sera présent samedi le 3 mars 2012, à l’Oratoire Saint-Joseph de Montréal. Dès 19h, il animera une soirée de prière de Taizé.Info :http://www.diocesemontreal.org/tl_files/Communaute/Activites/120303_fr_emile_fr.pdf Liens d’intérêtCourt résumé sur le Concilehttp://www.eglise.catholique.fr/ressources-annuaires/lexique/definition.html?lexiqueID=125Rencontrer l’un des grands spécialistes canadiens du Concile, Gilles Routhierhttp://www.ftsr.ulaval.ca/faculte/fiche-personnelle.aspx?person_id=130Site alimenté, entre autres, par des Dominicainshttp://www.spiritualite2000.com/Différents sites présentant Yves Congar. http://fr.wikipedia.org/wiki/Yves_Congar. http://curia.op.org/fr/index.php/qui-sommes-nous/90-yves-congar*(Malheureusement introuvable sur le site web des Éditions du Cerf, éditeur original).   

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Entre toutes les femmes – Mannick et Gabriel Ringlet

Refaire le monde au fémininMannick et Gabriel Ringlet s’entretiennent ensemble dans Entre toutes les femmes, publié chez l’éditeur Desclée de Brouwer. L’auteure-compositrice interprète et le prêtre, poète et journaliste – entre autres – abordent huit thèmes, qui vont de la mort à la naissance, en passant par la question de la résistance, de la confiance et de la blessure. Le tout au féminin pluriel. Le coeur de cette conversation se déroule autour de quarante chansons de Mannick. Des textes dont on redécouvre la puissance, l’intériorité et la beauté.
Le livre est une forme de témoignage commun sur la femme, sur l’importance des femmes, mais aussi un hommage aux femmes qui ont entouré le prêtre et la chanteuse. Souvent, les femmes de l’Évangile dont la « Marie de Béthanie – cette femme au parfum » – puis celles du Premier Testament, dont Judith et Ève. Enfin, les femmes de leur quotidien, dont la mère de Gabriel Ringlet, professeure de mathématique et féministe avant l’heure.Réfléchir à voix hauteExtraits : «… je crois que le troisième millénaire verra l’avènement du féminin.» indique Mannick.Ou encore : « J’aimerais tant que la subversion féminine soit une subversion de justice, d’égalité, d’ouverture.»Ces réflexions lancées par l’un et l’autre mènent souvent à des préoccupations trahissant l’âge des deux protagonistes, ‘purs produits’ du renouveau liturgique, théologique, exégétique et philosophique opéré, dans leur cas, avec intelligence et créativité par le Concile Vatican II.
Et sans verser dans la langue de bois, on ne tombe jamais dans le radicalisme idéologique quand les questions ecclésiales plus délicates sont abordées;  l’ordination des femmes, les divorcés-remariés, ou les récentes révélations d’abus sexuels par des prêtres en Belgique.
Ces réflexions sont aussi l’occasion pour eux d’élaborer sur des sujets d’actualité générale, que ce soit l’affaire Dutroux en Belgique, ou encore les petites filles d’Afghanistan auxquelles les talibans refusaient la moindre éducation. Les réflexions qu’ils tiennent sur ces événements tirent régulièrement leurs sources d’une lecture poétique de l’Évangile, nourrie de l’exégèse et de la réflexion spirituelle la plus récente. Une lecture qui se reflète d’ailleurs de manière très forte et universelle dans les textes de Mannick (300 en carrière).
Un livre incontournable pour ceux et celles qui se sont laissé toucher par les oeuvres de cette artiste hors-norme, ayant collaboré avec Jo Akepsimas et Robert Lebel, mais également avec des légendes de la chanson française comme Jean Ferrat et Marcel Mouloudji.
Enfin, la lecture de ce livre ravive la confiance que le dialogue entre le monde dit laïc et le monde religieux peut être prolifique. En effet, Mannick et Gabriel Ringlet semblent en tirer une grande source d’inspiration, ce qui ne les empêche visiblement pas d’être profondément ancrés dans leur foi chrétienne.Liens d’intérêtSite de l’Église catholique Belgewww.catho.be

Prieuré du Malèves-Sainte-Marie, animation pastorale par Gabriel Ringletwww.leprieure.be

Conférences de Gabriel Ringlet au Québechttp://www.gabrielringlet.be/index.htm

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Les templiers et le Suaire du Christ

La mystérieuse idole se dévoileAmateurs d’Histoire, vous serez comblés. Les templiers et le Suaire du Christ, livre de l’historienne, médiéviste et paléographe italienne Barbara Frale – diffusé en français au Canada par les Éditions Novalis – est un détour obligé pour toutes personnes s’intéressants aux templiers et à leur dissolution en 1322.
Parmi les raisons invoquées par l’Inquisition afin d’accuser l’Ordre du Temple1, figure l’adoration d’une « idole ». En effet, certains Templiers ont mentionné lors de leurs procès avoir adoré « le portrait d’un homme d’une forme étrange et mal définie. » Démon ou ancien dieu de l’Antiquité ressorti des boules à mites?
L’hypothèse que met de l’avant l’auteure, et comme le pense d’ailleurs de plus en plus de spécialistes, est que des membres Templiers auraient dans les faits – et sans qu’ils ne soient tout au courant – adoré dans cette « mystérieuse idole » le Saint-Suaire de Turin, icône du mystère du Samedi Saint et « miroir de l’Évangile » (pape Benoît XVI).
Une relique qui, au départ, est peu diffusée en Occident pour diverses raisons. D’abord, le Suaire se trouvait en Orient et aurait pu être volé lors du sac de Constantinople en avril 1204. L’ostension publique d’une relique volée n’aurait certainement pas été la chose la plus honorable…
Puis, les spécialistes que cite Mme Frale indiquent notamment que la divulgation publique d’une telle relique, représentant vraisemblablement le corps de Jésus mort, aurait pu être très mal reçue par les fidèles de cette période du Moyen-Âge qui, jusque-là, préfèrent des éléments de dévotion se reliant au Christ Pantocrator.
Une situation qui semble par contre changer dès le milieu du 13e siècle avec, par exemple, l’acquisition par Saint-Louis (le roi Louis IX) de plusieurs reliques de la Passion. Elles sont conservées dans la Sainte-Chapelle de Paris, spécialement construite pour les recevoir, dont la couronne d’épines mentionnée dans l’Évangile de Matthieu, chapitre 27, verset 29.Narration de roman, faits d’HistoireCe livre bénéficie d’une traduction française impeccable et se lit comme un roman. Le meilleur des deux mondes pour ceux et celles qui aiment se faire raconter l’Histoire dans un langage qui emmène directement au coeur des événements. Un ouvrage de vulgarisation indispensable pour qui se passionne à propos des Templiers et de leur possible lien avec la relique la plus mystérieuse et la plus commentée du 20e siècle.Les templiers sur la toile: AVISo1. L’histoire des Templiers a donné lieu à de multiples légendes et histoires teintées d’ésotérismes. Difficile de s’y retrouver entre le vrai et le faux. Par contre, voici des pages web qui semblent plus sérieusement attachées à rapporter les faits.Article très bien documenté sur « l’encyclopédie libre » Wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Ordre_du_Temple

Site web s’intéressant à l’Ordre du Templehttp://templier.weebly.com/index.html

À propos du Saint-Suaire de TurinMéditation complète de Benoît XVI lors de l’ostension du Saint-Suaire en 2010http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/speeches/2010/may/documents/hf_ben-xvi_spe_20100502_meditazione-torino_fr.html

Coups de coeur concernant le Saint-Suairehttp://www.culture-et-foi.com/coupsdecoeur/livres/barbara_frale.htm

Des orthodoxes mentionnent la reliquehttp://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/Le-Saint-Suaire-de-Turin-authentique-a-95_a2102.html

L’Inquisition en questionJean-Paul II et cette époquehttp://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/letters/2004/documents/hf_jp-ii_let_20040615_simposio-inquisizione_fr.html

Encyclopædia Universalis, sur l’Inquisition (article complet payant)http://www.universalis.fr/encyclopedie/inquisition/

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Lettres à Kateri : Témoignage par roman interposé

Lettres à Kateri, roman récemment publié aux éditions Le Jour, tire son intérêt du témoignage résolument engagé d’un jeune homme de 36 ans qui se réclame de la tradition de l’Église catholique avec un « grand T », indique-t-il. Il y partage également ses propres préoccupations et opinions portant sur différentes questions, dont certaines font régulièrement la « une » de l’actualité.
Mais avant d’être un livre de revendications, ce roman à forte saveur autobiographique, écrit par Xavier Gravend-Tirole – membre fondateur du Relais mont-royal – est le témoignage de la vie intérieure qui habite « Xavier », alors qu’il reçoit par correspondance les questions plus que pointues de celle qu’il a autrefois aimée d’amour, et devenue maintenant une amie très proche.
En effet, le personnage est maintenant postulant dans une nouvelle communauté monastique, Le Désert du jour, installée sur le bord du fleuve dans la région de Rimouski.Échange entre croyance et incroyanceElle se dit athée, lui est profondément « en amour » avec le Dieu présenté par « Ieshoua », qui signifie Jésus en araméen, sa langue maternelle. Xavier écrit à son ancienne compagne dont les questions, les récriminations ou les autres réflexions font l’objet de ses réponses. Ce mode d’écriture pourrait décevoir ceux et celles qui auraient aimé lire les lettres imaginaires de Kateri. Par contre, il permet d’aller droit au vif du sujet : la foi de ce jeune homme, pleinement revendiquée, intériorisée et vécue dans la tradition religieuse catholique.
Ce voyage dans l’intériorité est d’ailleurs la grande force du roman. Et très habilement – sauf à mon avis pour le chapitre concernant la mort et la révolte qu’elle suscite – Xavier Gravend-Tirole réussit à raconter ses relations avec Ieshoua et l’Église, des relations qui nourrissent sa réflexion sur plusieurs préoccupations qui rejoignent celles de sa génération.
Les promoteurs du roman indiquent : « … Xavier dépeint à Kateri son expérience d’une tradition religieuse moderne et libre, fondée sur l’amour, l’ouverture aux autres et la joie tranquille. » Cette « joie tranquille » est effectivement très présente et permet de goûter davantage la pensée de ce personnage dont l’enthousiasme pour une foi chrétienne vécue en communauté – malgré les difficultés, les tensions et les échecs de certains moments – est finalement contagieuse.
Ce roman est donc teinté de la théologie de l’auteur; une science de Dieu qui se veut moderne, ouverte aux autres traditions religieuses, et questionneuse de l’anthropologie actuelle des autorités ecclésiales catholiques. Ce qui sourira aux uns et déplaira aux autres. Par contre, ce voyage dans la vie intérieure du personnage vaut le détour, quelles que soient les tendances des lecteurs.Lien d’intérêtEn savoir plus sur la culture araméennehttp://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/les_arameens_un_peuple_une_langue_une_ecriture_au-dela_des_empires.asp

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Persécution chrétienne: pour mieux comprendre

Des chrétiens sont persécutés, spécifiquement à cause de leur foi, dans au moins 33 pays, selon le dernier rapport Persécutés et oubliés?, publié pour une troisième fois depuis 2006 par l’organisme de charité internationale, « de et pour l’Église catholique », Aide à l’Église en Détresse (AED). Produit par son bureau anglais, le rapport en version française offert ici a été réalisé au bureau canadien de l’organisme, situé à Montréal.
« Persécutés et oubliés? relève spécifiquement des actes de violence perpétrés contre les chrétiens – qu’ils soient catholiques, orthodoxes ou protestants », indique-t-on dans l’introduction de ce livre, véritable référence de près de 200 pages.
« L’objectif ultime du rapport est d’accroître la conscience des lecteurs face à la brutalité sans pitié qui caractérise si souvent l’inhumanité de l’homme envers son semblable », indique-t-on encore en introduction.
En général, il semble que la situation se soit aggravée dans les pays du Moyen-Orient, dont l’Irak, l’Égypte, le Liban, au Pakistan et en Turquie. Des violences qui sont directement liées à l’extrémisme musulman, « phénomène mondial bien documenté », notent les auteurs.
L’ouvrage permet également de faire connaissance avec certaines personnalités, dans des pays où la situation est très problématique ou très grave. Entre-autres pour l’Égypte, une entrevue avec Mgr Kyrillos William permet d’éclairer le problème chronique des constructions d’église. Par exemple, cela peut prendre une vingtaine d’année juste pour obtenir le permis de construction.
En Inde, l’exemple de Soeur Meena, violée lors des violences en Orissa d’août 2008, donne une idée de l’ampleur des discriminations systématiques dont sont victimes les chrétiens dans certaines parties du monde.
Ce rapport est très bien documenté et s’alimente aux nombreuses sources que possèdent l’organisme international, de par ses propres entrevues réalisées par des professionnels des communications, mais il s’alimente également aux agences de presse telles qu’AsiaNews, Reuters, l’Agence France Presse (AFP), ainsi qu’aux journaux locaux.
Une mine d’or d’information qui ne s’attache qu’aux faits, d’où son intelligence et sa pertinence. Des faits troublants, semblables à l’actualité des dernières semaines.
Le 25 décembre dernier, 44 chrétiens ont été tués dans un attentat à la bombe au Nigeria, dans une église en périphérie d’Abuja, la capitale. L’attentat a été revendiqué par Boko Haram –  une secte islamiste dont le nom veut dire « l’éducation occidentale est un péché. »
Début janvier, ils ont lancé un ultimatum aux chrétiens du nord du pays : quittés la zone dans les trois jours sinon, d’autres attentats suivront. Ils ont invité tous les musulmans du pays à quitter le sud pour la partie nord, majoritairement musulman. Voir ici.

Pour se procurer le rapport, au coût de 15$joindre le bureau canadien d’Aide à l’Église en Détresse, au 514-932-0552, ou encore par courriel à l’adresse info@acn-aed-ca.org.

Pour aller plus loin :Page Facebook du bureau Canadien de l’AED

René Guitton, auteur, publie en 2009 Ces chrétiens qu’on assassine, autre référence pertinente.

Appel de Benoît XVI à respecter la liberté religieuse, journée mondiale pour la paix 2011.

Regard protestant sur la persécution chrétienne

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Mon frère le Pape

Pour mieux comprendre les frères RatzingerBeaucoup de choses ont été dites et écrites sur Benoît XVI. Lui-même s’est prêté, il y a près de deux ans, au jeu de l’entrevue. Il devenait ainsi le premier pape dans l’histoire de l’Église à se prêter à la confidence de type journalistique, ce qui a donné le livre Lumière du monde, paru en français en 2010.Mon frère, le Pape, publié récemment en français chez Novalis, explore les relations harmonieuses et teintées d’une belle sensibilité de ces deux frères – Georg Ratzinger – et son cadet Joseph, devenu pape.
Recueillis par l’historien et journaliste allemand Michael Hesemann, les propos abordent toute la vie est les remous que vivent les deux frères qui, malgré leurs tâches différentes et leurs différences de caractère, demeurent très proche. Il est intéressant de lire la réaction du père Georg à la nomination du préfet pour la doctrine de la foi comme pape. Vraiment rien de très « glamour », l’aîné se disant presque désolé pour le cadet. En effet, la tâche de pape n’a rien d’un long fleuve tranquille…
Heureusement pour le lecteur, Michael Hesemann apporte des précisions d’ordres historiques très intéressantes, ainsi que sur l’histoire personnelle du pape telle que lue dans d’autres ouvrages, ce qui éclaire les propos de Georg Ratzinger.
Je retiens particulièrement deux passages du livre. D’abord, celui qui aborde la seconde guerre mondiale. Ainsi Georg, comme tout jeune homme allemand fût enrôlé par les Nazis. Il raconte qu’il a combattu essentiellement en Italie. Il semble que le jeune homme, malgré un malaise certain de servir l’armée de celui dont le père haïssait la pensée (Hitler) – sinon la personne – ait été un soldat vif et entreprenant. Avait-il le choix? La question se pose, évidemment.
Pour sa part Joseph, sera d’abord enrôlé dans des postes administratifs jusqu’en 1944. Il devra ensuite passer par le travail forcé, l’armée voulant bloquer l’accès Est de l’Allemagne de l’avancée des russes. Un épisode sa timidité presque maladive, mais où une détermination certaine s’affirme.
Enfin, l’épisode portant sur le Concile Vatican II,  et la participation très active du théologien Joseph Ratzinger, est la partie qui aide le mieux à comprendre les choix théologiques et pastoraux du pape actuel. Les ajouts de Michael Hesseman – qui sont toujours en italique dans le livre – ne trahissent pas l’esprit des deux frères et de leurs pensées sur l’Église, au contraire.
Sans être un ouvrage de référence,  ce livre d’entretien intéressera certainement ceux et celles qui admirent le pape élu en 2005. De plus, la sortie de ce livre représente très certainement une autre pierre pour mieux saisir les choix du pape aujourd’hui.

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Contempler la douceur de Dieu

CONTEMPLER LA DOUCEUR DE DIEU

Claire Dumont o Médiaspaul

ISBN 978-2-89420-885-4 o 352 p. o 22 $

Contact : Jean-François Beaudet – 514-322-7341 poste 2232 - presse@mediaspaul.qc.ca

Un des plus beaux hymnes de la Liturgie des heures débute avec ce verset : Qui donc est Dieu pour nous aimer ainsi… En sondant le mystère ineffable de l’amour et de la tendresse de Dieu pour les humains et l’univers entier, l’ouvrage de Claire Dumont, pétri de sagesse biblique, est aussi un commentaire de cet hymne, mais surtout le partage de l’expérience d’une croyante qui cherche à toujours mieux répondre à l’éternelle question : Qui donc est Dieu ? La lecture de la Bible, le vécu de l’humanité nous plongent souvent dans un scénario où la violence semble avoir le dessus. Pourtant, la douceur et la tendresse sont portées dans notre monde par une foule de témoins et par un irrépressible désir de mansuétude et de paix.
C’est en contemplant la douceur de Dieu, Père, Fils et Esprit – amour inconditionnel -, que nous pourrons l’assimiler et travailler à sa résurgence dans l’Église, dans la société, dans les familles, dans les communautés et les regroupements. Dans un texte où elle se fait proche, l’auteure ose une ouverture sur ce grand mystère tout en livrant le témoignage de ses convictions profondes.Claire Dumont s’emploie depuis quelques années à approfondir le mystère de Dieu et à le faire connaître comme Sagesse éternelle et incarnée, à la suite de Louis-Marie de Montfort. Ses sessions, retraites et l’accompagnement spirituel qu’elle pratique ont soutenu le cheminement de nombreux laïcs et religieux.

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Voici le texte de la recension écrite par M. Robert Sauvageau, diacre, adjoint au Vicaire général de l’archidiocèse de Montréal :

Pour certains de nos contemporains la figure d’un Dieu lointain, moralisateur, vengeur, juge – davantage la projection d’un regard porté sur soi et sur les autres – a été source de profonds malaises.
En même temps on parlait du bon Dieu, de sa toute puissance, de son amour, mais rarement de sa douceur.
C’est en évoquant la douceur de Dieu que l’auteure Claire Dumont répond à la question : Qui donc est Dieu? Elle nous invite à contempler la douceur de l’au-delà de tout, dans la création, dans l’incarnation du Fils, dans le temps de l’Esprit à l’oeuvre dans le monde, dans l’Église, dans ces temps qui sont les derniers.
Contempler, c’est-à-dire réfléchir, creuser la signification par le coeur tout en se servant de l’intelligence. La douceur de Dieu, douceur de l’Autre qui vit en chacun de nous et qui se laisse découvrir peu à peu, sans pression ni contrainte, douceur de Celui qui s’est fait l’un de nous en Jésus de Nazareth.
La réflexion de l’auteure est pétrie de sagesse biblique et s’enracine dans l’évangile. Elle nous invite à croire en Jésus venu nous dire un Dieu Père que nous pouvons aimer comme lui nous aime, depuis toujours et inconditionnellement, nous invitant à nous enraciner en lui pour vivre pleinement.
L’ouvrage de Claire Dumont comprend des temps de halte, d’arrêt permettant, à travers des questions, de revenir à soi  et d’y découvrir une Présence à accueillir doucement, un mystère de proximité à contempler par petites touches.
En parcourant lentement les chapitres, en vivant les pauses proposées, le lecteur s’initie à la contemplation, le langage utilisé et le style d’écriture l’y amènent doucement.
« C’est en contemplant la douceur de Dieu, Père, Fils et Esprit, Amour inconditionnel, que nous arriverons à l’assimiler et à travailler à sa résurgence dans l’Église, la société, dans les courants et les regroupements. C’est à cela que Claire Dumont nous invite en osant une ouverture sur le grand mystère de la douceur de Dieu tout en témoignant de ses convictions profondes ».
Bonne contemplation

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Temps de crise, temps d’espérance ? Une Église en pleine traversée.

Temps de crise, temps d’espérance ? Une Église en pleine traversée

Elaine Champagne Sylvie Latreille Jean-Louis Larochelle Daniel Cadrin Bruno Demers

Éditeur : Médiaspaul Canada

ISBN : 9782894208861 (2-89420-886-1)

No de produit : 08861

Pages : 208

Date de publication : 2011-11-15

Prix : 28,95 $

Sujet(s) : Sociologie religieuse

Christianisme et modernité ne font pas bon ménage : voilà qui semble une évidence. Mais s’il s’agissait en fait d’un constat superficiel, trop rapide, inattentif à ce qui se joue dans les profondeurs de la réalité moderne ? Des théologiens de l’Institut de pastorale des dominicains de Montréal, reconnu pour son approche innovatrice des questions religieuses, renversent ici les perspectives. La foi chrétienne est riche d’une longue histoire, nous disent les auteurs mais elle n’est pas prisonnière de son passé. Au contraire, parce qu’elle s’enracine dans le mystère même de l’amour de Dieu, elle est toujours nouvelle.Jean-Louis Larochelle pose un regard historique et sociologique sur notre monde. Le pluralisme, l’individualisme et la soif spirituelle ne sont-ils pas propices à un choix personnel de Jésus Christ ?Bruno Demers propose une approche philosophique. La laïcité, comme reconnaissance de la valeur intrinsèque des réalités terrestres, ne vient-elle pas valoriser la grande vérité chrétienne selon laquelle c’est l’être humain qui est le lieu originel du sacré ?Elaine Champagne aborde sur un ton plus spirituel le thème de l’espérance, risque audacieux mais témoignage essentiel des chrétiens. Une espérance qui, de tout temps, a habité et traversé l’épaisseur humaine de l’existence quotidienne, les conditions concrètes de la vie. Comment espérer aujourd’hui ?Sylvie Latreille examine quant à elle l’Église dans sa nature profonde, au-delà des clichés. Une Église dont le mystère a des résonnances étonnantes à l’heure de la surabondance des événements et de l’information.
Un livre revigorant qui jette un regard plein d’espérance sur l’Église d’aujourd’hui et celle de demain.
Tout public.

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Neuvaine de prières avec le bienheureux Jean-Paul II

29 mars 2011
Le Père Jean-Yves Garneau, religieux de la Congrégation du Saint-Sacrement, est directeur de la revue Prêtre et Pasteur. Il vient de publier un petit recueil de prières pour vivre une neuvaine grâce à des réflexions et prières de Jean-Paul II qui sera bientôt béatifié. Il s’intitule « Neuvaine de prières avec le bienheureux Jean-Paul II ».Ce livret est publié chez MediasPaul et est offert en librairie. 

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